Petites réflexions maladroites et décousues.
Psssiit! Sachez que vous pouvez toujours visionner mes photos dans l’album photo qui se trouve à la gauche du blogue, et ce, en bien meilleure qualité que sous wordpress. J’attends toujours une réponse divine à mon problème technique pour être capable de vous transférer des vidéos! Enfin, grâce à la magie des technologies, il est probable que j’insère de temps en temps des liens cliquables qui vous informent un peu sur la ville (merci wikiki). C’est-tu-pas merveilleux ça? :)
La fin de semaine dernière a été caractérisée par l’enchaînement de plusieurs petits bouts de bonheur sur Lyon. Cet article sera à l’image de ces enchevêtrements, un peu décousu, mais bon… Vous n’aurez qu’à sauter les paragraphes qui vous ennuient!
D’abord, Sylvie-Anne, une amie québécoise étudiant elle-aussi en lettres, est descendue directement d’Aix-en-Provence pour venir me voir la bette et prendre une petite dose de frette, elle qui est maintenant habituée à la chaleur (notons que l’emploi du mot frette pourrait sembler exagéré à tous les lecteurs d’entre vous qui survivent actuellement sous les 10 degrés celsius…). Nous avons donc profité du beau temps qui régnait sur la ville pour aller marcher dans le quartier de la Croix-Rousse, un coin de Lyon que je n’avais pas encore eu l’occasion d’explorer jusqu’à maintenant. Bien que je compte pousser l’exploration plus loin dès que le soleil réapparaitra (nous nous sommes arrêtées à l’entrée du quartier), je mets quand même quelques photos ci-dessous, question d’égayer l’article. :- )

Je ne sais pas pourquoi (voilà le genre de mythe sur lequel il faudrait se pencher une bonne fois pour toutes), mais c’est toujours lorsqu’on ne cherche rien en particulier qu’on tombe sur du merveilleux et vice versa. Notre épopée dans la Croix-Rousse aura donné raison à l’adage, puisqu’en cherchant la Montée de la grande côte (qu’évidemment, nous n’avons jamais trouvé), nous sommes tombées par enchantement sur une petite terrasse, qui ma foi, constitue l’endroit qui offre la meilleure vue sur la ville que j’ai pu observer jusqu’à maintenant. Évidemment, du haut de Fourvière, on voit bien l’ensemble de la ville, mais tout semble si petit, si lointain, qu’on s’en détache facilement et qu’aucune émotion ne parvient à nous atteindre. Alors qu’à Place de Rouville, on sent, on voit, on observe. On voit la Saône, bleutée qui coule juste en bas, on voit tous ces toits de tuiles rouges et bruns, les pignons des maisons, les clochers des cathédrales, et surtout, on entend la ville ronronner, ce qui, du fond de ma petite mémoire de pois chiche, est impossible à Fourvière. Peu fréquenté, c’est définitivement un endroit auquel je compte revenir lire plus tard, afin de m’enchâsser dans ce petit monde lyonnais magnifique (le nouvel en-tête du blogue est un extrait du panorama que la vue nous offre. Pas mal, hein? —– Mise à jour : À la suite des pressions venant de ma mère, j’ai rajouté ma grosse face sur l’en-tête. N’ayez crainte, je ne resterai pas longtemps là-haut à vous faire peur, je trouverai une manière de me décrocher de là sans que personne ne s’en rendre compte…)
Ouah! Oui, un vidéo! Personnes sujettes au mal de mer s’abstenir, je suis vraiment une mauvaise caméraman! :) À regarder en HQ pour un meilleur rendu!



Encore une fois, sans le vouloir, le dédale des rues sur le chemin du retour nous a mené à la Fresque des lyonnais, fresque dont j’avais entendu parler, mais que je n’avais jamais vraiment cherché à voir… Ça ressemble beaucoup à la fresque que l’on retrouve dans le Petit Champlain, mais avec (évidemment…) des personnalités lyonnaises ayant marquées l’histoire : les frères Lumières, Saint-Exupéry, Rabelais, Louise Labbé, Maurice Scève, Guignol, etc. Et puis, un peu plus loin, il y avait ces graff sympas sur l’asphalte… Un peu de poésie dans une ville déjà trop romanesque, vraiment, le bonheur est simple :

(Lyon a longtemps été la ville de la soie et la Croix-Rousse, le quartier des Canuts)

« Sur les quais du Rhône, elle me fait une scène. Sur les quais de la Saône, elle devient ma reine. » – Ça traduit effectivement bien les deux côtés de la ville, je peux difficilement expliquer pourquoi…

Et puis, un peu plus bas, une fois rendue sur les quais de la Saône, j’ai littéralement été frappée par la foudre : quelques jours auparavant, en route pour une soirée chez Giulia, une amie italienne qui habite dans le Vieux Lyon, Julie, Élise et moi-même nous étions longuement interrogées sur l’utilité de ces grosses boîtes de métal accrochés au bastingage de la Saône. Certes, elles sont très laides et gâchent le paysage, mais nous nous étions dit qu’ils devaient avoir une utilité quelconque… retenir l’eau, cacher des tuyaux, mesurer le vent, servir de petite maison aux omniprésents pigeons, peu importe!

Et puis voilà qu’en marchant nonchalamment, comme ça, les cheveux dans le vent, le sourire aux lèvres, un air de Yann Tiersen en arrière fond sonore, je réalise que des bouquinistes ont établis leurs pénates sur les quais de la Saône et que les grosses boîtes laides servent en fait à contenir des livres! Oui, des liiiiiivres!

Voilà qui est plus qu’intéressant! C’est merveilleux de voir à quel point la culture est une valeur omniprésente en France, malheureusement beaucoup plus que chez nous, où les Bouquinistes est un événement qui a lieu une fois l’an (et encore, l’an dernier notre cher gouvernement fédéral a bien failli leur couper l’herbe sous le pied)… Serait-il naturel de fixer aux quais du Saint-Laurent des boîtes en métal contenant la richesse des pensées de Montaigne, Flaubert, Hugo, Rousseau, Molière, etc.? Ou bien les réflexions et la poésie d’Anne Hébert, de Buies, de Jacques Ferron, de Gabrielle Roy ou de Jacques Brault? Malheureusement, non… Et pourtant, nombreuses sont les odes à la beauté du fleuve dans la littérature québécoise. Le mariage me semble tout à fait naturel, voire évident. À ce moment précis de ma promenade, j’ai vraiment été sidérée par la différence entre l’ici et l’ailleurs. Ici, les livres sont des objets prisés, sacrés, assez aimés pour être étalés chaque matin sur les quais de la Saône, pour être sentis et touchés par des centaines de mains, avides de les lire et de les goûter. Le livre est considéré comme un objet quotidien parmi les autres, assez essentiel et populaire pour mériter sa place permanente aux abords des quais, par commodité…
Et puisque ca me semble en lien avec le paragraphe ci-dessous (je vous avais dit que je serais décousue!), voici ce que l’on peut lire sur le signet qui accompagne un livre que je me suis procurée aujourd’hui. C’est pas bête!
« À plus d’un titre, si le livre avait été inventé après l’ordinateur, il aurait constitué une avancée majeure. Ses qualités sont en effet remarquables : légèreté, disponibilité, faible coût, fonctionnement sans consommation d’énergie, qualité d’affichage optimale… »

[Anecdote étrange que voici.
Alors que je m’apprêtais à m’acheter un livre auprès d'un bouquiniste, j’aperçu une boîte remplie de cartes postales vendues à 0.50 c la pièce. En voulant les observer de plus près, je me suis rendue compte qu'il s'agissait en fait des cartes postales un peu vieillottes, souvent abimées ou tachées, mais dont l'envers portait déjà un message et une adresse… Imaginez mon ravissement et mon malaise. J’étais à la fois émue de lire tous ces messages d’amour et ces vœux inscrits par diverses écritures maladroites, certaines tremblotantes, d’autres espacées et brèves, mais j'avais également cette impression dérangeante d'être en train de franchir les barrières d’une intimité qui n’était pas la mienne. Pourtant, c'était un voyeurisme qui n'avait rien de bien perturbant, puisque sur la plupart de ces cartes postales oubliées, on pouvait y lire des pensées qui n'étaient pas très étrangères aux miennes : un message sur la beauté époustouflante de la ville, un rappel concernant la date de retour, un résumé du voyage en avion, une pensée empreinte d'affection pour les parents et proches laissés derrière, etc. D'ailleurs, il y avait cette carte postale qui m'a marquée, où une jeune femme (c'est du moins l'impression que j'en ai eu), écrivait que bien qu'elle s'ennuyait de ses proches, qu'elle avait hâte de les revoir, et qu'elle trouvait Lyon magnifique, elle n'arrivait plus à établir une définition de son chez-soi, de sa véritable maison. Comme si une partie d'elle-même était restée en suspens dans le transit de l'aéroport, entre chez elle, et chez elle. Ça m’a bien fait sourire.]
(Je SAIS!!! Non mais, quelle coincidence tout de même! Ahhhh! Malheureusement, les sushis sont extrêmement chers dans les resto et ce n’est pas un plat qui est autant disponible (et populaire) qu’à Québec. Dommage…)
Nous avons également profité de la fin de semaine pour aller faire un tour au Musée des Beaux-Arts de Lyon, musée dont l’entrée est gratuite pour les étudiants (rapport à la culture différent disions-nous!). Comme je l’ai dit précédemment, j’ai toujours adoré les arts visuels et je mets toujours les pieds dans un musée avec bonheur. L’exposition que nous avons visité, Repartir à zéro, comme si la peinture n’avait jamais existée, était en fait une réflexion sur l’art abstrait de l’après-deuxième guerre, exposition qui m’a touché les trippes, autant par son caractère émotionnel (une série de toiles créées à partir de la peinture fabriquée dans les usines des camps de concentration a quelque chose de très troublant…), que par le fait que j’y ai vu, de mes yeux vu, du Rothko, du Pollock, du Kline, du Dekooning, du Newman, du Riopelle (oui, oui!) et du de Staël. Tous ces grands noms observés, admirés, décryptés et analysés étaient maintenant devant moi. J’avais déjà éprouvé ce tel sentiment lors de mon précédent voyage (où j’avais fait une overdose de musée et de peintures, justement), lorsqu’en tournant le coin d’une salle, il est normal de rentrer en face à face avec un Botticelli ou un Michel Ange…
Encore une fois, j’ai été abasourdie par le rapport différent qu’entretiennent les Français avec la culture : le nombre d’enfants présents au musée était particulièrement impressionnant, enfants souvent en très bas âge, intéressés et fascinés par l’œuvre d’un Pollock (je rappelle que nous étions au musée des Beaux-Arts, et non pas au musée de l’Histoire naturelle ou au musée de la Civilisation…!). En France, donc, les enfants sont incités à entrer en contact avec toute forme de culture, même la plus marginalisée (les Beaux-arts étant, vous serez d’accord, une forme d’art assez mal aimée comparativement au cinéma, à la musique, à la danse ou au théâtre) et ce, dès leur plus jeune âge (eh oui, il y avait même une mère qui tenait son bébé – âgé de quelques mois à peine- dans ses bras en lui chuchotant à l’oreille le noms des artistes…!)

Et puis, en boni, quelques faits divers encore plus disparates :
- Le premier ministre, ce cher M. Filion, était de passage à la préfecture hier après-midi. Pour ceux et celles d’entre vous qui ne vouent pas un culte de lecture quotidien à mon blogue, je leur signale que je suis la presque voisine de la dite préfecture (un poste de police, quoi). Voyez le portrait : incapable de sortir de chez moi ou de rentrer à la maison sans me taper un détour, mon appartement étant bien entendu dans le périmètre de sécurité, j’ai galéré par mal, surtout que je n’avais aucune preuve de résidence sur moi, étant une pauvre semi-touriste sans défense. Les gendarmes ont néanmoins égayé ma journée par leur petit chapeau pointu (comme celui chez Ashton!) un peu ridicule une fois agencé avec le masque à gaz qui trainait à leur ceinture…
- C’est la grève à Lyon. Les transports en commun font la grève. Les infirmiers font la grève. Les profs font la grève. Ce branle-bas de combat m’amène à vous annoncer que je suis réduite pour cette semaine à 4 h de cours par semaine, répartis sur deux jours… C’est dur la vie. Ah oui, et j’ai déjà une semaine de relâche qui arrive prochainement.. Hin hin hin! :) —-Mise à jour : Mon professeur de vendredi aussi est en grève! Ce qui me donne littéralement une semaine de congé! Notez aussi que je n’ai pas de travaux ou de lectures véritables à faire…. ;-)
- Et pour ceux que ça intéresse, j’ai finalement lâché le cours de littérature québécoise, qui s’avérait être mal foutu et pas à peu près! Je l’ai remplacé par un cours de Culture au XIXe siècle, soit un cours qui porte sur les rapports entre peinture et littérature au XIXe. Ça a l’air sympa et pour l’instant, c’est le cours qui me semble le plus prometteur en terme d’apprentissage (nous étudions pour l’instant la conception du Sublime).
- Prendre le tramway est un événement captivant de ma journée. Non seulement c’est silencieux et ca glisse sur les rails sans nids de poule, mais en plus, on peut y lire sur des écrans de télévision la température du jour, le niveau de pollution de l’air dans la ville (hier, c’était au stade très très mauvais, voire toxique. Rassurant!), mais aussi, et tenez-vous bien, notre horoscope! Ouhhh! Fou, non? Alors désormais, sur demande, vous pourrez me demander de vous dire votre horoscope, que je retiendrai chaque matin pour vous!* Je-suis-tu-pas fine? Je sais, je sais…
- J’avais déjà fait la joie et l’allégresse des nanas tendances lors d’un précédent billet. J’en remet en vous annonçant officiellement que j’ai enfin trouvé une photo du dit sac à main en nylon de style Yves Rocher en question et que ce truc vaut plus de 70 euros… Pour celles qui ont du budget dans la vie, peut-être reconnaitrez-vous la marque Longchamp. Voilà. Tout le monde, mais je dis bien, TOUT LE MONDE possède ce putain de sac (pas très beau) à 70 euros (pour le modèle de base… Messieurs, c’est comme une voiture: il est possible de le pimper en lui rajoutant tout plein de fonctions autant inutiles les unes que les autres, comme faire graver/broder/imprimer ses initiales sur le rabat en cuir, par exemple…) Alors mesdames, voilà définitivement le hit mode de la saison prochaine!

Bisous!
(*) Seulement si vous êtes sagittaire. Non mais, j’ai d’autres trucs à faire que ça! ;-)







Je ne commenterai pas parce qu’il y aurait trop de chose à dire, mais je voulais simplement spécifier un truc important… il fait pas moins 10… il fait moins 20!!!!!! Parce qu’au cas où tu l’aurais oublier, le facteur vent est assez sournois! ;)
P.S. Je veux voir les livres moi aussiiiiiii!!! :’( Je suis EXTRA jalouse!
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Merci, merci, merci pour ta photo qui me fait le clin d’oeil quand j’ouvre mon ordi! Et ne crois pas que tu pourras l’enlever en douce de ton en-tête, je ne suis pas si vieille que çà!
Un délice de te lire et je suis d’accord, le fameux sac à la mode est en tout pareil à celui offert par la promo d”Yves Rocher!
Je t’aime! XXX
Salut ma belle !
Je t’aime et j’aime te lire :)
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Salut ma puce.
Que de belles lectures, tu a le don de peindre les touches de ton clavier, et de ces tons, lèves des odeurs de partir pour te rejoindre
Je t’aime
papypapou
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