Printemps lyonnais
Après mon retour d’Angleterre, j’ai passé plusieurs journées à faire la larve dans mon appartement, à faire semblant de lire et à récupérer le sommeil perdu, surtout que j’étais toujours en relâche (bon, certains diront que nous étions tout le temps en relâche, mais bon, ça dépend des points de vue…hihi!). J’ai donc décidé de me secouer un peu durant la fin de semaine et je suis partie marcher en direction de Fourvière, cette colline qui domine la ville et dont le sommet est marqué par la basilique, merveille visible de partout (ou presque!) que j’ai mainte fois prises en photo alors je me suis abstenue pour cette fois-ci d’en prendre le chevet.
Quelle ne fut pas ma joie de remarquer que le printemps était arrivé à Lyon pendant mon stade larvaire et que les températures ressemblent désormais -plus que souvent- à celles d’un mois de mai québécois (re-hihi!). J’ai donc marché pendant une bonne partie de l’après-midi, me promenant à la fois sur la Presqu’île, dans le Vieux Lyon, dans le Jardin du Rosaire et à Saint-Just.
Quelques photos prises en me rendant, dans un ordre assez aléatoire… d’autres sont ICI.
(Suite à la grande popularité d’une photo quasi-semblable, j’ai décidé de prendre cette allée en photo à chaque mois, en me disant que ça serait beau de voir l’évolution, avec le printemps qui s’en vient. Et puis ça marque le temps qui passe aussi… les tristes mois qui défilent avant mon retour.)
Voici donc février!


Tout ce qui a de plus lyonnais : les escaliers qui mènent à la Croix-Rousse ou à Fourvière, les innombrables kebabs et les pigeons omniprésents. Le genre de photo qu’on ne retrouve pas sur les cartes postales mais qui pour moi, exprime bien l’atmosphère.
En montant vers Fourvière

La Saône, la cathédrale Saint-Jean au premier plan et place Bellecour et sa grande roue à droite.
Photo panoramique en voir sur mon album photo en grandeur « nature ». Au fond, le truc foncé, c’est le parc de la Tête d’or qui s’étend et dont je parle un peu plus bas dans ce billet.
C’est tellement la plus belle ville du monde! :)
Bon, un peu du chevet de Fouvière en fin de compte et un Joe Connaissant qui explique la différence entre le Rhône et la Saône à sa blonde.


Voilà la basilique, mais de face pour une fois! Ce n’est certainement pas la plus belle basilique que j’ai vu de ma vie, mais faut lui donner une chance, elle a été construite au XIX donc… Les lyonnais la boudent d’ailleurs beaucoup et j’ai croisé des jeunes qui se moquaient allégrement des touristes qui la prenait en photo, c’est-à-dire… le gars ci-dessous et moi. Faut dire qu’on est pas en haute saison touristique non plus…

J’apprécie beaucoup ces journées de promenades solitaires où je laisse mon instinct me guider dans la ville et je suis mes pas, cherchant sans cesse une nouvelle rue sur laquelle je ne serais pas passée précédemment. Et puis cette promenade m’a permise de confirmer ma théorie de la découverte de l’exceptionnel quand on ne s’y attend pas le moins du monde, puisque pour retourner vers le Vieux Lyon, alors que je cherchais un moyen de redescendre sans emprunter la même passerelle qu’à la montée, je suis tombée sur les ruines du Théâtre antique de Fourvière, cette petite merveille datant de l’an -12..! Ben oui, comme ça! Pouf!J’étais toute contente, -mais quand je dis toute contente, je dis vraiment toute contente; photo à l’appui plus bas… – de fouler le sol d’un lieu construit il y a si longtemps (environ 2020 ans, pas mal quand même). Je compte donc mettre en pratique la théorie du « cherche rien et le magnifique viendra à toi » beaucoup plus souvent à l’avenir!
Ben oui, j’étais heureuse, quin!

Ruines de tambours (section d’une colonne dorique).

J’ai par la suite appris que la ville utilise encore le théâtre pour des spectacles en plein air l’été, très cool photo ici. Le théâtre et son odéon sont les seuls à être encore intacts avec celui de Vienne, dans toute la Gaule.
Puis de retour vers le vieux Lyon, je me suis arrêtée à l’intérieur de la Cathédrale Saint-Jean, avant d’assister au coucher du soleil Place Bellecour, la grande roue vertigineusement illuminée dans un ciel bleu marin… Le genre de paysage vivant qu’on ne voudrait jamais quitter…





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Plus tard dans la semaine, j’ai profité de la température idyllique qu’est celle d’un printemps sans bouette et sans slush pour aller prendre un verre sur une terrasse en compagnie de Julie, Élise et Giulia. Les quais du Rhône étaient bondés de gens venus profiter de la chaleur de la fin d’après-midi et regarder l’eau couler tranquillement entre les ponts. En plein mois de février, nous étions là, les cheveux dans le vent, lunettes de soleil sur la tête et le visage offert aux rayons du soleil, tête renversée, abasourdies de vivre le printemps si hâtivement, nous qui sommes habituées aux éternelles tempêtes de neige de février!
Autour de nos verres, prises d’une soudaine inspiration (à savoir le printemps), nous avons décidé de faire de vraies Françaises de nous et de concocter une tartiflette, ce met traditionnel de la Haute-Savoie (bon… je sais, c’est pas du tout notre région, Lyon étant dans la région Rhône-Alpes, mais c’est un détail!). Le résultat était franchement impressionnant, et j’avoue qu’une fois assise dans le salon chez Julie, un verre de rouge à la main, le ventre plein de tartiflette et de pain maison que Vincent avait cuisiné le matin même, à regarder Fourvière illuminée et à chantonner du Aznavour avec les amis, le bonheur émanait de tous les pores de ma peau…

La tartiflette en question. Pour ceux d’entre vous dont le cholestérol est plutôt haut, fermez les yeux, ça donne mal aux artères juste à regarder : lardons, crème, patates, oignons cuits dans le beurre et une meule complète de Reblochon, coupée en deux qui fond dans la crème et les patates… MMmmmm!
Fourvière et une lune presque irréelle sur le chemin du retour.
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Le lendemain, probablement guidée par mon subconscient qui me demandait de lui pardonner mon excès de la veille, je suis partie avec Élise en direction du Parc de la Tête-d’Or, plus grand parc urbain de la France et aussi l’un des plus anciens (1857). Le parc constitue en fait un immense espace vert (immense comme dans 117 hectares…) où des heureux promeneurs jouent dans l’herbe, se prélassent au soleil, et font de la bicyclette, mais c’est aussi un véritable paradis pour enfants : carrousels colorés, stands de barbe à papa, jeux extérieurs, glissades, promenades en poney, et j’en passe…
Alors qu’Élise a particulièrement apprécié la promenade autour du lac (assez impressionnant, surtout lorsqu’on pense qu’il est en plein cœur de la ville), j’avoue avoir retrouvé mon cœur d’enfant en lichant ma barbe à papa en regardant Lulu, le chimpanzé, et Bambi et ses amis s’affolant dans l’herbe : non seulement le parc possède le double avantage d’être à quelques minutes de chez moi et d’être gratuit, mais il renferme aussi un jardin botanique, un vélodrome et un jardin zoologique! Inutile de dire que les enfants français ont une chance incroyable d’avoir ce petit paradis à ciel ouvert où girafes, zèbres, éléphants, tigres et flamands roses peuvent être observés tout à fait gratuitement (et dire que le Zoo de Québec à 25$ l’admission est fermé…)
-En regardant les carrousels et les stands de tirs, je retombe instantanément en enfance et je m’autorise à bouffer de la laine minérale à grandes lampées (Ben non quand même… Je n’ai pas acheté deux boules, mais bien qu’une seule! Pffff. Pensiez quand même pas que j’en aurais acheté deux? Si ? Pfffffffffffff… C’est mal me connaître! ;-)
-Mon nouvel ami, Petit-Poney d’Amour.
Je sais, il est cuuuuute! Pis il était super gentil en plus! :) J’aurais bien aimé faire un tour, mais Élise m’a gentiment rappelé que j’étais un peu trop grande…
-Les amis de Petit-Poney d’Amour qui font la sieste devant la station d’allure western du pays des poneys.
-Moi, quelques secondes avant que je me dise que fourrer ma tête dans la crinière de Petit-Poney d’Amour n’est peut-être pas une si bonne idée…
-Oui! Y’a un petit train qui fait le tour du parc! Je trouvais la station jolie et j’aurais bien aimé faire un tour, mais Élise m’a gentiment rappelé que j’étais un peu trop grande… encore. Snif.
En soirée avait lieu un souper chez Giulia, où chacun devait apporter quelque chose à manger, certains amenant un plat typique de leur pays (Julie, par exemple, nous a concocté un pâté chinois qui nous a rendues bien nostalgiques de la maison). Pour tenter de calmer la soif de cabane à sucre et de sirop d’érable qui s’est déclenché en moi au cours des derniers jours, je me suis lancée dans la préparation de sucre à la crème (et il faut dire que mon expertise culinaire se concentre véritablement que dans les desserts aussi! Ouais, je sais, je surprend personne!)
J’avais de la pression sur les épaules, souhaitant quand même faire honneur à l’une des merveilles québécoises, mais en même temps, bien que je savais que la préparation du sucre à la crème peut parfois demander un certain doigté, j’avoue que je m’étais mise un niveau de difficulté supplémentaire en voulant en cuisiner, mais en France. C’est-à-dire, sans l’ingrédient primordial du sucre à crème, soit, la cassonade…
Faut dire qu’en France, de la cassonade, ça ne court pas les rues et que ce que l’on retrouve dans les épiceries lyonnaises, sous l’appellation cassonade est tout simplement du gros sucre brun en cristaux… Rien à voir avec notre belle cassonade humide québécoise. J’en ai finalement trouvé (grâce à Julie qui avait déjà arpenté toutes les épiceries de Lyon pour en dénicher un paquet) et bien qu’elle provienne du Pérou (!) et qu’elle est beaucoup plus foncée que la nôtre (et aussi quatre fois plus chère!), elle a donné les résultats escomptés, dieu merci!


Mmmm. C’était bon, ça goutait la maison et les autres ont bien aimé, après nous avoir fait remarqué que les Québécois ont l’air de bien aimer les desserts sucrés (on leur avait déjà préparé du fudge auparavant)! Si vous avez d’autres idées de plats typiques à préparer, laissez les dans les commentaires, c’est pas de refus! :)







aaaa lyyyy, mais quelle délice de te lire, sérieux, ça pas d’allure !
surtout qu’en voyant des photos de tartiflettes et de sucre à la crème, tu me donne une rage intense de bouffe…
mais je dois calmer mes ardeurs, il est quand même minuit dans mon coin de pays !
fait bizzare que je comprends pas… de la cassonade du pérou… louche….
non mais sérieux, jcapote quand je regarde tes photos, j’en reviens pas de tout ce que tu vois de tes yeux, la vu en montant vers fourvière… ayoyyye c’est tellement impressionnant, c’est vraiment à couper le souffle !
puis tes photos de la grande roue illuminé, wooow mais quelle beauté, sans parlé de ton sublime visage sur la photo lorsque tu étais près des ruines ou bien celle avec la barbe a papa, t’es si belle ma cocotte.
Cependant, après avoir lu ton message, je crois avoir un ptit quelque chose sur le coeur… mouais… j’ai un ptit sentiment en moi… JE SUIS EN AMOUR AVEC PETIT PONEY DAMOUUUR…. aaaaaaaaaa je le veux ce poney, maudit maudit maudit, je veux venir te rejoiiiiiiindre !!! hihihihi
cristy que jtaime ma lyly damouuur !!!
j’ai hâte de te relire
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Salut lyly,
Wow, non mais ça se peut pas, tomber sur une ruine de même. Ça devait être vraiment impressionnant. J’espère que tu te rappelles du chemin parce qui faut que tu me montre ça en juin!! Moi aussi je veux aller voir le poney pis tous les autres animaux!! J’adore te lire avec tous les petits détails qui font qu’on s’imagine qu’on est là avec toi là-bas.
Prend le compliment que je te donne, tu es une merveilleuse écrivaine qui sait nous garder en haleine tout le temps du texte.
SÉRIEUX, y faut que tu écrive un roman, tu es vraiment trop bonne et je sais que tu aimes ça écrire. Je suis prête à être la première à lire ton manuscrit et je suis prête aussi à le financer.
Tu pourras pas dire que tes amies sont pas derrière toi!!
Je t’aime fort et je pense à toi à tous les jours et j’ai hâte de te serrer dans mes bras le jour que je vais débarqué de l’avion à l’aéroport de Lyon!! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIi
À bientôt ma petite sirène xxx
Salut beauté française,
la prochaine fois que tu vas dans le petit parc trop mignon avec le zoo, tu DOIS prendre une photo du zèbre ou l’embrasser pour moi !!!
Je t’envie de déboucher sur des ruines de théâtre ! Ici, le printemps cogne à notre porte aussi ! Mais je dois dire qu’à Montréal c’est beaucoup moins sexy qu’à Saint-Apollinaire car avec la fonte de la neige arrive l’apparition des déchets et magots de cigarettes que des gens ont malencontreusement «oubliés» dans la neige cet hiver ! Mais je garde le sourire et concentre mon regard sur les petites pousses de tulipe d’un de mes voisin !
Bon printemps lyonnais ma belle !