Escapade européenne : Meximieux et Pérouges!

En fin de semaine dernière, j’ai pris le petit train de banlieue, toujours en la compagnie délicieuse de Julie et Élise, pour me rendre à Pérouges, village médiéval extrêmement bien préservé situé à une trentaine de minutes de Lyon. Avec ses rues pavées et sa muraille en pierre, la ville fait office de petit paradis fortifié, au cœur des plaines de l’Ain et de ses moutons tranquilles, ô combien attendrissants. :)


Pour se rendre à Pérouges, nous avons également traversé le petit village de Meximieux, fort sympathique également, avec ses petites boulangeries et ses maisons colorées de petit village. Puis après quelques minutes de marche, pouf! Nous voilà plongées dans un décor idyllique de campagne, moutons, coqs et plaines verdoyantes à l’horizon, petites fermettes ou maisons coquettes. De quoi exalter mon esprit romantique et me donner envie de gambader comme dans la Mélodie du bonheur! Pérouges s’est montré à nous complètement désert (faut dire que nous étions parties très tôt!) et ça a eu l’avantage de nous permettre de faire un premier tour sans le murmure des touristes autour. Puis nous avons passé le restant de la journée à déambuler dans les rues, admirant l’architecture et les ruines datant du XIIIe siècle, tout en mangeant la fameuse galette de Pérouges, cette galette recouverte de sucre et dont l’odeur emplit toute la ville au petit matin. La journée a été un peu surréaliste en elle-même, puisque avoir la chance de marcher dans un monde aussi vieux nous donnais l’impression d’arriver carrément ailleurs… de vivre dans un film, littéralement.


C’est une impression qui m’arrive très fréquemment par ailleurs, celle vivre dans un film, odeur et musique en plus. Jeudi dernier, par exemple, avait lieu une fête chez Giulia, qui habite dans le magnifique Vieux Lyon. Or, à un certain moment de la soirée, nous sommes sortis dans la rue, afin de se rendre à un bar quelconque, mais la surprise qui nous attendait dans le Vieux Lyon nous a dissuadé de quitter le Vieux Lyon : les rues étaient envahies d’étudiants costumés, faisant la fête et jouant de la musique, criant des slogans à tue-tête ou dansant des rondes. Grâce aux explications d’un ami français, j’ai pu comprendre qu’il s’agissait du rendez-vous annuel de toutes les facultés de sciences politiques de la France, réunies pour se livrer d’amicales luttes durant quelques jours, un peu comme existent les (matière)games à Québec. Par contre, ici, ça prend vraiment une ampleur considérable, chaque université se liant avec une autre voisine, pour en railler une autre (généralement, tout le monde finit par s’allier et cracher sur Paris… ;)
Mais ce n’était pas le chaos qui régnait qui était exceptionnel, mais bien l’ambiance typiquement française qui en découlait : les rues de la Renaissance du Vieux Lyon, avec ses sols pavés et ses vieilles enseignes, les lampadaires courbés jetaient une lumière diaphane sur les passants qui riaient, chantaient, dansaient en allumant leur briquet pour éclairer leurs visages alors que des amoureux habillés en noir et rouge s’embrassaient au coin d’une rue… J’étais au centre de la foule, ébahie par ce surréalisme qui en faisait une scène de film tout à fait parfaite, d’autant plus qu’un jeune homme s’est installé au coin d’une boulangerie pour jouer la magnifique valse d’Amélie de Yann Tiersen à l’accordéon, bouteille de vin de la région à ses pieds… Difficile de faire plus Français que ça comme atmosphère…!





Et puis mon émerveillement s’est continué aussi cette semaine, lors de la représentation du ballet Giselle, ballet romantique par excellence, dont je vous avais déjà mentionné avoir acheté un billet pour la modique somme de 7 euros. La représentation avait lieu au magnifique Opéra de Lyon, illuminé de toutes part dans le ciel d’été de la ville, qui, avec sa grande salle à l’italienne décorée de velours rouge, m’a grandement impressionnée. Le ballet en soi, m’a, évidemment, tout simplement ravi. Il s’agissait d’une relecture moderne de la chorégraphie originale de 1841 par Mats Ek, ce fameux chorégraphe contemporain, et le résultat est tout à fait harmonieux. Arabesques et pas de deux classique cohabitait avec les mouvements saccadés et restreints de la danse contemporaine, rendant le ballet plus intense encore, parce que les danseurs maîtrisant à la perfection les deux styles. Les lignes de la première danseuses étaient magnifiques, parfaitement exécutées, et l’ensemble de la troupe, en général, assez en symbiose pour faire oublier les quelques faux pas. Ce fut véritablement une soirée mémorable, qui me donna une envie irrépressible de virevolter en rentrant chez moi, valsant sur le pont sous le regard un peu étonné des passants (quoique j’ai croisé un jeune couple valser eux-aussi non loin de l’Opéra… C’est dire comment la danse est une expérience charismatique.) Pour ceux et celles que ça intéresserait (lire : emmanuelle!), j’ai trouvé un extrait sur l’Ami youtube d’une représentation jouée en Espagne (elle est nettement moins bonne que celle dansée par le Ballet de Lyon), ici.

Les photos de Pérouges sont par ici (évidemment, ça vaut plus que la peine d’aller jeter un oeil, c’était siiii beau!)
Je ne serai pas beaucoup dans les parages d’ici les deux prochaines semaines, pour la simple et très excellente raison que je suis (encore!) en vacances! Eh oui, l’université fait relâche pour deux semaines (ce que les étudiants français appellent les semaines du printemps, rien à voir avec notre semaine de lecture québécoise surchargée de travaux!), ce qui me laisse près de la totalité du mois d’avril pour aller me promener autour de lyon et profiter du soleil de la Provence (ce qui veut dire encore plus de photos et de récits à vous raconter à mon retour!). Dès dimanche, je serai donc en train de danser sur le pont d’Avignon (hihi!), puis je pars avec Élise camper en Provence et faire de la randonnée dans les magnifiques paysages de Gordes, Grignan et Gigondas jusqu’à jeudi. Sur ce, je vais préparer ma crème solaire! ;-)
Bonne fin de session! (gnak gnak gnak!)







non mais t’es photos sont tellement à couper le soufffleee… ayoyyyye, c’est tellement splendide comme endroit !!! c’est incroyable , j’en reviens pas de la beauté de lieux que tu visites, mon dieu que t’a une chance incroyable lyly !
jtadooore
j’ai hâte de te relire, et fais un beau voyage…
SURTOUT, attention à toi !
bisous et gros calins !
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Giselle……GISELLE ! Pour 7 euros ! JAMAIS je ne te pardonnerai Ly, JAMAIS !
Mais si, je te pardonne, tu as quand même mentionné mon nom dans ton billet ! Je suis une star maintenant ;)
La version que tu as vue ne m’est pas familière. Je n’ai jamais vu de relecture moderne. Par contre l’accouchement du coussin dans la version youtube m’a beaucoup fait rire :)
Pour ma part c’est cette version que je regarde lorsque j’ai besoin de ma dose de Giselle:
http://www.youtube.com/watch?v=cpXVzvFzEjg&NR=1
C’est si magnifique ! Zakharova fait les développés les plus incroyables qu’il m’aie été donné de voir. Un des pas de deux les plus réussi, sans aucun doute !
Bonnes vacances petite Lysandre ! Et profite bien de Pâques :)
Salut lyly,
Wow, les photos sont écœurantes. Ça me donne le goût de venir te voir plus tôt. Profite bien de tes deux semaines de relâche pour visiter le plus de choses possibles. En attendant un autre de tes merveilleux billet.
bizou xxx