Escapade : Des Alpes à la Provence, en passant sur le pont d’Avignon

2009 avril 30
by ly

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Tel qu’annoncé du temps où mes publications sur ce blogue étaient plus constantes (hum hum…), toutes les universités françaises ont ce qu’on appelle les « semaines du printemps », soit deux semaines de relâche supplémentaires à celle du mois de février (où j’étais alors partie me perdre dans Londres en taxi…), durant lesquelles les étudiants ne font généralement pas ou peu de travaux et profitent simplement du système français pour profiter du printemps (qui ressemble davantage à l’été depuis quelques jours) et de la vie… C’est-tu-pas-beau-ça? :)

Or, j’ai moi aussi décidé de me gâter en entreprenant un petit tour de la France, qui m’a mené à visiter une dizaine de villes et villages en une quinzaine de jours qui m’ont fait le plus grand bien. Fidèle à mon habitude, je vous ai concocté un petit résumé de mes aventures en terre française, mais encore une fois, il y aurait TANT de choses à dire! Si vous lisez jusqu’à la fin, laissez donc un commentaire comme preuve de votre passage! ;)

Dimanche, le 5 avril

Avec ma maintenant fidèle compatriote de voyage, j’ai nommé Élise, nous mettons les voiles vers Avignon, avec pour but de parcourir le Luberon et la région du Vaucluse le temps d’une semaine, armées d’une tente, de souliers de marche, de nos sacs de randonnée et de beaucoup de volonté. Nos objectifs? Pour ma part, courir dans un champ de lavande en fleurs et prendre un million de photos des portiques des maisons de la Provence, et pour Élise, apercevoir le Mont Ventoux et manger le plus de pâtisseries possible.

Le Luberon et le Vaucluse sont des régions de la France au sud de Lyon, à mi-chemin entre ma ville et la mer. Elles sont notamment connues pour leur vin (du pays de Vaucluse) et leurs paysages marqués par le mont Ventoux propices aux randonnées pédestres dans de sublimes paysages.

Notre arrivée à Avignon se déroule comme un charme, malgré la chaleur étouffante qui nous rappelle que nous sommes beaucoup plus dans le sud. Notre emplacement de camping est situé sur l’île de la Barthelasse, l’une des plus grandes îles de France, ce qui nous donne une vue exceptionnelle sur la ville et surtout, sur le fameux pont d’Avignon, qui se nomme en vérité le pont Saint-Bénézet (beaucoup moins excitant comme nom, je vous l’accorde). Avignon me surprend agréablement; c’est une charmante ville, un peu provençale avec ses maisons blanches aux volets délabrés et ses rues étroites. Elle est ceinturée de remparts médiévaux tous très bien préservés qui donnent à la ville un air de château fort, ressemblance plus marquée encore par l’imposant Palais des papes qui trône au milieu de la ville. À la fois forteresse et château, ce dernier est le plus grand palais gothique du monde, où pendant plus de cent ans, il fut la résidence officielle du pape, de 1309 à 1418 plus exactement, au lieu de Rome, puisque la ville italienne régnait alors dans un chaos indescriptible.

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Le Palais est immense, ponctué de fresques impressionnantes, d’immenses arcs de voûte et de vitraux, ainsi que des petites portes secrètes cachées dans les enjolivures de la tapisserie qui m’ont bien fait bien sourire. Au sommet de l’une des tours de la forteresse, on accède à une vue panoramique  à couper le souffle sur la ville et sur le Rhône qui coule plus bas. Fait marquant, une fois à l’intérieur du Palais, la température descend drastiquement, la pierre du château absorbant complètement les 25 degrés celsius de l’extérieur…

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Évidemment, je n’aurais pu aller à Avignon sans aller danser sur son pont, construit selon la légende ,par Petit Benoît le berger, qui aurait reçu un appel de Dieu en 1177 pour construire le pont et à l’intérieur, une chapelle (eh oui, une chapelle sur le pont!). Le pont a longtemps été le seul passage pour mener à la mer et constituait un bon moyen de péage par le roi pour renflouer ses coffres… Tssit! Méchant roi. À l’époque d’ailleurs, le pont, fort de ses 900 mètres, enjambait tout le Rhône pour se terminer à Villeneuve lèz Avignon (et donc passait par-dessus l’île où nous campions) et contenait 22 arches… qui s’effondrèrent à la suite de crues importantes pour finalement n’en laisser que quatre… Triste n’est-ce pas?

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Peu importe, Élise et moi dansons et chantons sur le pont, magnifique sous le coucher du soleil. D’ailleurs la traditionnelle chanson Sur le pont d’Avignon, l’on y danse, l’on y danse… est historiquement incorrecte, puisqu’à l’époque, c’est sous le pont qu’avait lieu les bals dansant, et non pas sur le pont, qui lui-même était assez passant… Re-tsssit!

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De retour au camping, nous tombons comme des bûches dans nos sleepings… pour se faire réveiller à deux heures du matin par nos voisins d’emplacement qui parlent très fort en néerlandais et font claquer leurs portières de voiture sans aucune considération pour les gens autour d’eux, et encore moins notre tente, située à cinq pieds de la leur, environ. Je m’enfonce dans mes couvertures, me disant qu’ils vont bien finir par se taire, mais ils continuent de jacasser dans la tente pendant près d’une heure, sans prendre la peine de baisser le ton de leur voix. Je fulmine, tout comme toutes les tentes autour de nous qui évidemment, n’arrivent pas à dormir. On toussote, je demande même le silence, rien n’y fait. Puis, le placotage fait place à des gémissements…

Ah non.

Non, non, non. Pas ça.

Merde.

Je vous laisse imaginer la suite. Gé-ni-al. Pendant l’heure qui a suivi, ils ont dû réveiller tout le camping en entier, et toutes nos stratégies de diversion n’auront menées à rien (tousser encore plus fort, parler par-dessus leurs voix hurlements, faire sonner notre portable, chanter Sous le pont d’Avignon, etc.) Merci voisin.

Lundi, 6 avril

Hormis cette aventure, notre voyage s’est déroulé à merveille, je tiens à le dire! Après notre courte nuit de sommeil, nous mettons le cap vers les quartiers moins touristiques d’Avignon, au cœur de la ville, où l’ambiance fortement influencée par le soleil éclatant me donne le coup de foudre pour les rues étroites, les maisons délabrées aux volets bleus et rouges d’où sont suspendues des cordes à linge et des pots de fleurs colorés. Mon appareil photo s’emballe, et j’atteins sans grand mal mon objectif numéro deux.

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Nous flânons tranquillement dans les ruelles et admirons la quantité non négligeable d’églises qui se trouvent sur notre chemin, tout en grignotant des pâtisseries provençales achetées à la Cure gourmande, cette bonbonnière incroyable dont je vais certainement vous reparler! Cette promenade se termine au jardin du rocher des Doms qui surplombe la ville et qui offre un panorama magnifique sur la région, avec le Fort Saint-André plus loin, le Mont Ventoux, des plaines verdoyantes, le Rhône bleu qui coule lentement et les tours du Palais des papes qui s’élèvent devant nous.

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Mardi, 7 avril

Le lendemain matin, nous poursuivons notre itinéraire, mais dame Nature rechigne à nous redonner encore le soleil des derniers jours et moi je chigne simplement puisqu’on n’arrive pas à trouver de bus pour se rendre à Grignan ou à Gordes, villes que j’avais la ferme intention de visiter. Prises au dépourvu, nous décidons néanmoins d’aller faire un tour au petit village nommé Fontaine de Vaucluse, au sud d’Avignon, sans avoir la moindre idée de qu’est-ce qui nous attend… Soyez spontanés disions-nous! ;)

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Or le paysage pour ce rendre à Fontaine de Vaucluse est magnifique, puisque la route longe la Sorgue, cette rivière qui prend justement sa source en haut du village où nous nous rendons, d’où le nom de Fontaine de Vaucluse, alias source du pays de Vaucluse, source la plus importante en France et l’une des plus grosses du monde. En arrivant, nous sommes frappées par la beauté incongrue des lieux : un village coloré de maisons aux toits rouges entoure une rivière cristalline turquoise qui coule à flot dans des moulins. Le village est niché au cœur d’une grande muraille rocheuse haute de 300 mètres où sont creusées des grottes,  falaise dominée par… la ruine d’un château médiéval! Au pied même de la montagne, nait la source de la Sorgue, mystérieux petit lac d’eau turquoise parfaitement immobile qui semble resurgir de nulle part, et dont l’eau quelques mètres plus loin donne lieu à un torrent et à des rapides plus qu’impressionnantes… Le spectacle est surréaliste et l’eau complètement transparente aux accents de vert, de cyan et de mauve détonne d’avec le brun froid de la pierre de la falaise. Comble du comble, nous sommes à la période de l’année où la source est la plus impressionnante, puisque la forte crue des eaux du printemps a fait déborder l’eau de la fontaine sur les berges, au plus grand bonheur des spectateurs venus admirer ce coin de paradis.

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Nous partons ensuite en mini-randonnée afin d’atteindre le château en ruine du XIe siècle situé au sommet de la montagne. Chemin faisant, le temps se dégage ce qui nous offre une superbe vue sur le village, les montagnes, les oliveraies et la Sorgue (voir la photo au début de l’article). Arrivée au sommet, je réalise avec tristesse que les plants de lavande sont secs, et qu’il est donc beaucoup trop tôt dans la saison pour pouvoir apercevoir des étendues de fleurs mauves. Objectif numéro un échoué… Toutefois, Élise et moi ne pouvons résister à tentative de faire des blagues de littéraires et nous nous amusons  à reproduire la célèbre peinture sublime de Friedrich, le Wanderer, que nous avons étudié en long et en large depuis des années, et plus particulièrement dans notre cours de Sublime donné par ce cher M. Thélot.

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Que voulez-vous, on est du genre à s’amuser avec pas grand chose! ;)

Mercredi, 8 avril

Le lendemain, nous partons cette fois-ci en direction de la ville d’Arles, encore une fois sans savoir ce qui nous attend. Malheureusement, le temps reste couvert et la journée sera nuageuse, ce qui influencera pour beaucoup mon opinion de la ville… Arles est une ville assez petite, dont le centre est facile de visiter en quelques heures à peine… et qui ressemblait lors de notre visite à un gros chantier de construction, puisque la plupart des attractions de la ville étaient en réparation. Forte en histoire, Arles est célèbre pour ses arènes (qui ressemble au Colisée romain mais en beaucoup plus petit), ses thermes et son théâtre antique, mais toutes ses ruines sont payantes… ce qui a passablement contribué à écourter notre temps de visite de la ville et à me forger une opinion de Arles un peu négative; Lyon possède elle-aussi un superbe théâtre gallo-romain et un odéon auxquels l’accès est totalement gratuit. Bref, la ville me déçoit beaucoup, avec son bruit strident de réparations, son patrimoine historique payant et ses rues assombries par les nuages. img_4554

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Par contre, nous nous sommes bien amusées à noter le nombre de références à Van Gogh dans l’appellation des commerces, lui qui passa une partie de sa vie à Arles, là d’ailleurs qu’il devint progressivement fou et se coupa une oreille. C’est d’ailleurs à Arles que se situe le célèbre Café la nuit, peint par Van Gogh en 1888.

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Jeudi, 9 avril

Le lendemain, nous nous mettons en route vers Villeneuve lèz Avignon, situé de l’autre côté de l’Île de la Barthelasse, en face d’Avignon. Nous découvrons un charmant petit village et marchons jusqu’au Fort Saint-André, qui nous offre une superbe vue sur Avignon et les environs, mais la brume nous empêche de bien discerner les montagnes à l’horizon et le Mont Ventoux demeure plus au moins perceptible, au grand désespoir d’Élise qui nommera par la suite son plant de thym acheté au marché Ventoux pour se consoler…Hihi!

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Toutefois, nous tombons avec joie sur le chemin du retour sur un marché provençal au cœur du village, avec ses paniers d’olives, de tomates séchées, de fraises et de navettes marseillaises. Je remarque avec plaisir que les marchés de Provence proposent des produits différents qu’à ceux de Lyon et que, surtout, les prix sont nettement moins chers! Vive le Sud!

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Les photos de ce premier voyage sont disponibles si vous cliquez ICI!

Samedi, 11 avril

De retour de mon séjour à Avignon, j’ai à peine le temps de défaire mes valises avant la visite de mes parents pour la fête de Pâques. En leur compagnie, j’ai joyeusement refoulé les rues du Vieux Lyon et découvert de nouvelles traboules, fouiné dans la Croix-Rousse, humé les odeurs de la Presqu’île, salivé une fois de plus au marché et escaladé Fourvière, le temps de deux jours qui nous ont paru bien courts tellement j’avais de choses à leur montrer et à leur faire découvrir. C’est avec plaisir que j’ai combiné mes deux univers, celui de Lyon et celui de Québec le temps d’une fin de semaine, les deux se mariant plutôt bien en fin de compte, malgré mes appréhensions devant l’idée de fusionner deux modes de vie complètement différents.

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Être leur guide et arriver à faire naître sur leurs visages des sourires et des exclamations de stupéfaction m’a particulièrement enchanté, me montrant que mes connaissances de la ville sont maintenant considérables. Et puis, revoir les rues et les panoramas tant observés depuis les trois derniers mois devenus verts de feuilles et roses de fleurs durant mon voyage dans le Luberon m’a moi aussi émerveillée : les rues sont tout simplement exquises lorsque recouvertes des fleurs des cerisiers et de l’ombre des immenses platanes maintenant couverts de jolies feuilles vertes.

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Mardi, 14 avril

J’ai profité de la semaine de vacances suivante qui s’amorçait pour me joindre à la suite de leur voyage en France, puisque ceux-ci avaient loué une voiture. Nous avons donc entrepris de visiter les petites villes et villages de la Savoie et de la Haute-Savoie, avant que je ne les quitte afin de poursuivre mes vacances en Provence chez des amis.

La Savoie et la Haute-Savoie sont deux départements à l’est de la France, à quelques heures à peine de Lyon, à la frontière avec la Suisse, où les paysages sont tous marqués par la présence, grandiose et sublime, des Alpes. J’ai d’ailleurs eu un véritable coup de foudre pour ces paysages montagnards hors du commun et jusqu’à ce jour, les villages nichés dans les hauteurs des Alpes demeurent certainement mes préférés.

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Nous nous mettons en route avec pour objectif d’atteindre Annecy dans le courant de l’avant-midi, ville au pied des Alpes. Mais comme le paysage qui s’offre à nous nous subjugue, nous zigzaguons allègrement en dehors de la route et nous arrêtons à Aix-les-bains, où je découvre le Lac Bourget, plus grand lac naturel de France avec son eau cristalline merveilleuse, avant de faire une halte à la paradisiaque Abbaye de Hautecombe, perdue dans la montagne le long du lac, dans une péninsule qui se sépare du mont les Dents du Chat. L’abbaye étant fermée le mardi, nous ne pouvons pas malheureusement la visiter, mais le paysage dans lequel elle siège est à couper le souffle…

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C’est avec regret que nous reprenons la route, passant dans des tunnels creusés à même les montagnes, empruntant des routes entre deux falaises dans une gorge aux parois tellement proches que je pourrais presque les toucher et surtout, faisons une halte complètement impromptue dans une fromagerie située le long du chemin, où le fromager nous invite à venir choisir notre délicieux crottin de chèvre à même les grilles de la fabrique. L’homme a le sourire facile et l’accent du Sud sur les lèvres et c’est trop beau pour être vrai; le fromage fond dans la bouche tandis que nous voguons dans des paysages à couper le souffle…

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J’ai incroyablement apprécié la liberté qu’offre la voiture comme moyen de transport en voyage, moi qui avait jusqu’alors qu’emprunté le train. Évidemment, la voiture offre aussi ses inconvénients (difficulté de trouver un stationnement dans les grosses villes ou simplement de circuler), mais elle permet vraiment de bien admirer le paysage et de s’arrêter dès qu’un panorama exceptionnel se dresse devant nous, ce qui est plutôt difficile de faire avec le TGV… ;)

Mercredi, 15 avril

Le lendemain, nous découvrons la magnifique ville d’Annecy, surnommée la Venise des Alpes en raison de son canal qui coule en plein cœur de la vieille ville. Annecy est adossée au pied des Alpes, autour d’un lac à l’eau bleue irréelle aux multiples petits bateaux amarrés à son port. Des ponts permettent de magnifiques points de vue sur les façades multicolores et l’odeur du reblochon envahit les rues. Puisque je commence à manquer d’originalité dans mes superlatifs, faisons le plein de photos…

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Après une promenade dans la vieille ville, nous reprenons la route en direction de Grenoble, qui s’avère rapidement impraticable en voiture et au premier abord, très peu jolie; c’est un cœur économique et industriel important de la France, à l’allure très moderne qui détonne complètement d’avec les petits villages que nous souhaitons visiter. Bredouilles, nous reprenons rapidement la route, en délaissant l’autoroute pour suivre ce qu’on appelle, « la route de Napoléon », soit une route nationale traversant une horde de petits villages, route qu’empruntant Napoléon à son retour de l’île d’Elbe, au début des Cent-Jours. Fait cocasse, en lisant sur la route en question dans les guides touristiques, une illustration accompagnait le texte descriptif, illustration qui n’était nulle autre que le fameux portrait équestre de Napoléon franchissant les Alpes par David, portrait que je venais tout juste d’étudier lors de mon cours d’histoire de l’art la semaine précédente…

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Ici ce n’est pas le portrait, mais bien une sculpture représentant la venue de Napoléon à Laffrey. En arrière-plan, les Alpes, dans toute leur splendeur.

Nous traversons une cordée de petits villages tous plus magnifiques les uns que les autres avec leurs maisons tassées les unes contre les autres, puis la route commence dangereusement à monter dans les montagnes, de manière qu’à un certain moment, les Alpes nous apparaissent maintenant de toutes parts autour de nous, majestueuses, avec leur pics enneigés d’un blanc éclatant qui ébloui le regard. C’est un spectacle magnifique : des rayons de soleil percent le ciel, le sommet des Alpes est complètement ensoleillé, puisque au-dessus des nuages, des villages nichent au creux des vallées formées par les rocs pierreux et moi j’ai des frissons partout!

les-alpesÀ droite de la voiture, ce que on ne voit pas, une vallée avec des villages…

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Jeudi, 16 avril

Le lendemain, nous mettons le cap vers Sisteron, avec sa citadelle visible à des kilomètres au loin et son plus beau point de vue de toute la Haute Provence. C’est une petite cité médiévale que nous parcourons à pied, mais à mon humble avis, elle ne surpasse ni n’égale en rien la beauté charmante de celle de Pérouges, visitée le mois dernier. Les maisons sont d’architecture plutôt modernes et la ville n’a gardé de médiéval que son château et quelques passages couverts en pierre, bien malheureusement.

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Pont qui rappelle les aqueducs sur la route vers Sisteron.

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Le village de Volonne

Le mauvais temps perdure et nous mine un peu la vue du haut de la montagne où est perché le château, mais une brume blanche très basse est suspendue à la base des Alpes, ce qui donne lieu à une image quasi-mystique, digne d’une carte postale. Nous passons la journée à rouler davantage dans les montagnes, marchons dans Volonne, admirons les Pénitences des Mées, sommes ébahis par la chapelle de Castellane et goûtons à des spécialités de la région à Gap, des ravioles et des oreilles d’âne.

Puis, recommence à mon grand plaisir notre ascension dans les montagnes afin de passer par les célèbres Gorges du Verdon, véritable Grand Canyon européen, qui à lui seul, doit m’avoir donné une panoplie de coups dans la poitrine et un nombre incalculable de frissons. Imaginez : la route emprunte un chemin situé à la frontière d’un ravin d’une profondeur qui culmine jusqu’à 900 mètres, sinueuse à s’en tordre le cou, sans garde-fou, et souvent creusée à même la montagne pour permettre le passage des voitures. Tout autour, rien d’autre que la nature majestueuse des Alpes et en bas, le Verdon qui coule sans fin.

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L’ascension se poursuit et nous peinons à croire tout ce que nous voyons tellement c’est une vision surréelle. On s’arrête un instant sur le bord du chemin. J’ai les boucles qui claquent au vent, le sourire fendu jusqu’aux lunettes et le cœur sur le point d’exploser. Puis me vient sur les lèvres cette phrase maintes fois répétées par M. Thélot, mon professeur de mon cours sur le Sublime : « Le Sublime, cette terreur délicieuse qui s’empare de l’Homme face à une Nature incontrôlable ». M. Thélot nous avait bien expliqué que le terme « Sublime » n’est pas à utiliser à toutes les sauces et que cette sensation ne survient très rarement au cœur de l’homme. Or, à être debout sur le bord d’un ravin, des centaines de mètres de vide sous les pieds, entourée d’immenses montagnes dont le sommet est diffus dans la brume et les nuages, l’horizon si vaste que je n’arrive pas à en saisir la fin, j’expérimente sans contredit le Sublime, heureuse et terrifiée par tant de grandeur et de force, petite tête d’épingle dans un océan de rocs et de neige.

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Le chemin se poursuit jusqu’à ce que nous atteignons un belvédère nommé « le point Sublime », ce qui, évidemment, me fait bien sourire puisque cela confirme et rejoint exactement ce dont je vous ait parlé plus haut. Le belvédère est en fait un plateau rocheux situé en plein cœur des gorges (comme si en plein milieu d’un trou du grand canyon, vous auriez une plateforme qui vous donne une vue de 360 degrés sur le panorama tout autour).

Puis nous décidons d’emprunter « La route des Crètes », route qui surplombe le canyon et qui promet une expérience unique au monde, selon notre guide touristique… Et ça oui! Je pourrais enchaîner une énumération de superlatifs pour tenter de décrire la sensation que j’ai éprouvé, mais sachez simplement que lorsque vous dépassez la hauteur des nuages qui vous transpercent de leur humidité, que lorsque vous atteignez l’altitude de 1285 mètres sans rambarde sur votre route et sans rencontrer âme qui vive pour vous retrouver au quasi sommet d’une montagne avec une vue sur les pics des Alpes tout autour et les gorges creusées au-dessous de vous, l’expérience est en effet, assez incroyable! À ce stade, je suis frigorifiée, car la température atteint le 2 degrés Celsius, il tombe du ciel de gros grêlons et le sol est maintenant couvert de neige… Notez qu’à la base des montagnes il devait faire 25 degrés ce matin…

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Évidemment, la photo ne traduit pas d’un centième la magie des lieux, et j’ai bien failli m’abstenir d’en prendre, mais bon… j’ai entendu la voix d’une certaine Amélie Fréchette dans ma tête! ;)

Nous reprenons la route à contrecœur, suivant un chemin tellement sinueux et tortueux que je dois m’accrocher aux poignées du plafond pour garder l’équilibre, mais qui finit par nous faire perdre un peu d’altitude jusqu’au village de Moustiers-Sainte-Marie, niché dans une montagne, classé comme l’un des plus beaux villages de France.

Vendredi, 17 avril au matin

Le village de Moustiers-Sainte-Marie est effectivement particulièrement charmant, puisque minuscule et à la fois très animé. Le lendemain matin, je me promène tranquillement dans les rues, prends quelques photos et admire la vue de la cascade d’eau qui se déverse en plein cœur du village et de la chapelle qui culmine en haut de la montagne. Les rues sont très paisibles, le silence étant brisé que par les discussions des vieilles dames revenant du marché, s’informant sur la santé l’une de l’autre avec leurs accents du Sud.

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Je fais à mon tour rapidement le tour du marché, placote avec la boulangère et me laisse tenter par des étoiles de Moustiers, un sablé au beurre à la lavande typique du village, ainsi qu’une poignée de croquants aux noisettes, avant de reprendre la route jusqu’à Aix-en-Provence, en croisant encore des petits villages et des champs de moutarde d’un jaune éclatant.

Les photos des Alpes et d’Annecy sont disponibles si vous cliquez ICI!

Vendredi, 17 avril, après-midi

C’est en effet avec bonheur que j’ai rejoint Alex et Sylvie-Anne à Aix-en-Provence pour la fin de semaine, deux amis québécois qui étaient déjà venus me rendre visite à Lyon précédemment. J’y ai mis les pieds dans la chaleur incroyable de la Provence en ce début d’après-midi, passant de la neige des montagnes au soleil éclatant du Sud en moins d’une journée, ce qui me semble tout à fait incroyable. Hein? :)

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En leur compagnie, j’ai droit à une visite guidée du vieux Aix, qui me beaucoup fait penser à Avignon, quoique les maisons soient davantage peintes avec des teintes de jaune et d’orangé, ce qui rend la ville particulièrement chaleureuse. J’ai d’ailleurs été marquée par la générosité et l’accueil des Aixois, toujours enclins à amorcer une conversation ou à s’intéresser à notre périple. La ville est en elle-même très très dynamique et fourmille de piétons venus flâner dans les rues et profiter des multiples fontaines d’Aix — la ville est contient plus d’une centaine, ce qui contribue évidemment à faire de la fontaine le symbole de Aix. Je prends évidemment un million de photos des lampadaires et des volets déglingués des maisons du sud… c’est siiiiii beau! ;)

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Au hasard d’une promenade, en empruntant une série de petites ruelles tranquilles, nous tombons sur l’enseigne d’un charmant salon de thé, où une table basse et des coussins semblent nous attendre. Nous terminons donc la journée autour de nos théières, heureux simplement d’être ensemble, apaisés, pour ma part songeant au fait qu’il ne me reste que quelques mois à peine en Europe…

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Samedi, 18 avril

Le lendemain, Alex et Sylvie-Anne me proposent de passer la journée à Marseille, troisième plus grosse ville de France (après Lyon, hehe), qui est à quelques minutes à peine d’Aix-en-Provence, sur le bord de la merveilleuse Méditerranée.

marseilles-25Encore une fois, je me dois de souligner l’incroyable diversité de la France et de ses paysages, qui m’ont permis de passer en l’espace de deux jours, des Alpes à la mer méditerranée… Quand même! :)


Marseille, étalée au pied d’un mont, pour se terminer dans la mer méditerranée, est une ville aux premiers abords assez déstabilisante, de par cette mosaïque de couleurs, de genres, de cultures et d’odeurs. Carrefour sur le monde, depuis longtemps surnommée la « Casablanca de l’Europe » étant donné sa proximité avec le Maroc, Marseille surprend et charme. L’architecture résolument moderne des buildings en verre côtoie de gigantesques cathédrales au style bizantin, alors que les rues transversales méditerranéennes alternent avec les chantiers de construction situés le long de la mer. Son magnifique port et ses centaines de petits bateaux colorés donnent une ambiance villageoise à la ville, alors que quelques rues plus loin, des jeunes marseillais se promènent avec leur voiture modifiée et que le marché arabe bat son plein au pied d’un terminal d’autobus, lui-même situé… autour d’un arc de triomphe…

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Pourquoi tant d’antennes satellites? Pour capter les chaînes de télévision arabes… :)

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J’ai beaucoup aimé Marseille, du peu que j’en ai vu, blanche et bleue, avec ses maisons éclaircies à la chaux et la mer étincelante se mêlant au ciel. Si je dis du peu que j’en ai vu, c’est que nous avions choisi de passer la journée au Château d’If, situé sur l’une des îles en face de la ville. Du coup, je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter les attraits majeurs et je compte donc y retourner d’ici quelques semaines pour tenter de mieux la comprendre.

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Avant de prendre la mer, nous nous sommes offerts une balade dans le quartier du Panier, l’un des plus vieux quartiers de Marseille, bombardé pendant la deuxième guerre mondiale.

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marseilles-83(Je n’ai jamais compris ce que faisait ce soulier sur le bord de la fenêtre… :-)

En sortant du quartier du Panier, nous nous dirigeons vers la magnifique cathédrale de la Major (l’on pourrait presque la qualifier de sublime! ;), avec laquelle je tombe en amour. Instantané. Paf.

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D’un style romano-byzantin, elle démontre une certaine influence orientale et ses dimension, tenez-vous bien, sont comparables à la basilique Saint-Pierre de Rome… Avec sa sixième plus grande coupole au monde et ses mosaïques multicolores à l’intérieur, elle fait assez d’effet pour se sentir tout, tout petit… Fait incongru, elle est située au bout de la ville, au bout du port, dans un bout bref, un peu perdue, ce qui contribue à lui donner un charme mystique hors du commun. D’ailleurs, une discussion avec Alex a ce propos m’a longuement fait réfléchir la notion de la beauté, puisque ce dernier me disait avec raison que sur certains points, « Marseille est tellement laide et étrange, qu’elle en devient belle »…

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L’heure de notre bateau approchant, nous retournons vers le port, où un bateau nous mène sur la méditerranée vers le Château d’If, situé sur une île en plein devant la ville, d’un point de vue géographique.

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Si le Château d’If vous dit quelque chose, eh bien, bravo, vous connaissez bien vos classiques littéraires! ;) C’est en fait le célèbre château dans lequel le Comte de Mont-Cristo a été enfermé, dans le livre du même nom, d’Alexandre Dumas de 1845. Si le nom de Monte-Cristo vous dit aussi quelque chose, mais puisque vous avez plutôt vu le film avec Depardieu, je vous pardonne, puisque 23 films sont nés à la suite de la parution du livre, ce qui est tout de même assez impressionnant…

Célèbre pour être le seul prisonnier qui se soit évadé du Château d’If, Edmond Dantès, personnage central du roman de Dumas creuse un trou entre deux cellules avant d’être jeté à la mer dans un sac. J’ai d’ailleurs vu le fameux trou —qui n’a jamais existé dans la vrai vie, puisque tout cela n’est que fiction, n’est-ce pas— puisqu’il a été creusé par un réalisateur sans scrupules il y a quelques années, alors que le château était déjà classé monument historique depuis 1926… Tssssit.

marseilles-120Malheureusement, je n’ai pas de photo de l’île au complet puisque c’était assez difficile de prendre une photo de l’île sur un bateau qui tangue, mais cliquez ici pour avoir une idée.

D’un point de vue historique, le Château d’If construit en 1524, était en fait une forteresse chargée de protéger la ville de Marseille de toute invasion, à l’époque elle-même chargée d’assurer sa protection. La situation géographique du château et son architecture en faisait également une prison idéale d’où il semblait impossible de s’échapper. Cela permettait aussi d’occuper le château, qui, par sa force de dissuasion, ne fut d’ailleurs jamais attaqué…

Ce qui reste désormais ce sont des cellules vides, mais tout de même troublantes, puisque très bien conservées avec leurs grillages rongés et élimés, et leurs traces de doigts dans la pierre… De l’île, on a un superbe panorama sur Marseille et les îles aux alentours, et sur la mer bleue-turquoise voguent une panoplie de petits voiliers et de planches à voile, contribuant à rendre le tout assez paradisiaque merci.

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Nous reprenons la mer et avons à peine le temps de remettre les pieds dans la ville lorsqu’une pluie torrentielle s’abat sur nous. C’est la joie. En sandales, jupes et t-shirts, nous sommes détrempés en moins de deux et la pluie fait rage, prenant tout le monde au dépourvu. Nous courons vers l’arrêt de bus, qui prendra plus de quinze minutes à arriver, nous donnant du coup un aller simple vers le Pays de la Grippe. Une fois à bord du bus, Alex lance un sonore « Tabarnac! », qui parvient aux oreilles d’une passagère qui lui répond « Tabarnac tu dis, criss! » avec un sourire… Et puis deux secondes plus tard, une autre fille nous regarde avec sympathie en nous disant « Hein, y mouille à sciot! »… :) Le monde est petit!marseilles-156

(L’une des trois îles dans le baie de Marseille, vue du Château d’If.)

Pour voir les photos d’Aix-en-Provence et de Marseille, cliquez ICI!

Anecdote :

Mon aller simple vers le Pays de la Grippe prend des allures de croisière lorsque nous arrivons à la cité universitaire où Alex et Sylvie-Anne logent et où je suis hébergée pour la fin de semaine. Souhaitant nous jeter dans une douche brûlante tout habillés au plus vite (au point où sont les choses…), nous réalisons qu’il n’y a plus d’eau chaude et que l’eau est glacée…! Misère de résidences universitaires…

Dimanche, 19 avril

Le lendemain, Sylvie-Anne et moi faisons une dernière ballade dans Aix-en-Provence, humons les odeurs du marché et je fais un dernier adieu aux fontaines avant d’aller prendre le TGV qui me ramènera à Lyon, épuisée, grippée, mais ô combien contente de ces deux semaines riches en émotions! Les photos de tout ce beau voyage sont disponibles sur Picasa, là où il est également possible de faire des commentaires.

marseilles-114(Vue de Marseille depuis la Méditerranée!)

Sur ce, je vais renouer avec Lyon! :) Et oui oui, je tacherai de ne plus mettre deux semaines avant de réécrire!

En boni :

Prise de pitié devant l’état de santé catastrophique de Jokkmokk la Fougère (j’ai honte de la prendre en photo pour vous la montrer), ma maman m’a offert un plant de basilic acheté au marché, tout feuillu et plein de vigueur, que j’ai nommé Bertrand Le Basilic. Évidemment, je ne surprendrai personne si je vous dis que je ne peux me retenir de penser au Basilic dans Harry Potter…!

5 réponses leave one →
  1. 2009 avril 30
    Claudine lien permanent

    Salut beauté des iles!! Je suis contente que aies enfin écrit sur ton blog… Je commencais à désespérer! J’ai déjà tout lu!! :) Je suis une lectrice assidue!!
    Je t’aime cocotte!!
    Continue d’écrire, ca me fait du bien de te lire!!!
    Clochette xxxxxxxx

  2. 2009 mai 1
    Chrie:) lien permanent

    Retourner à Marseille d’ici quelques semaines hein? Avec qui ça hein hein hein hein hein?!?!?:P
    J’AI TROP HATE DE M’EN ALLER D’ICI, J’aurais bien aimé aller voir les alpes avec vous, ça a l’air MA-GNI-FIQUE.
    J’Tadore, à très très très bientôt!!!
    xxxxxxxxx

  3. 2009 mai 1
    Amélie lien permanent

    On s’échange nos souvenirs de ces deux semaines ? Moi j’ai les Alpes et toi la joie d’une fin de session ! Tu peux pas refuser, c’est une offre en or! Ah la la… que c’est beau! Contente de savoir que ma petite personne a traversé ton esprit alors que tu observais les paysages les plus magnifiques qui soient! Je n’ai qu’un commentaire négatif pour toi… TU AS DIT UN PUNCH DU COMTE DE MONTE CRISTO!!! (ici, il y a moi qui pleure parce qu’elle avait la ferme intention de lire cette merveilleuse histoire, mais sait désormais que le personnage va s’évader… je regarde désormais le livre dans ma bibliothèque en me disant que j’aurais dont bien du le commencer avant!) Sur ce, bon reste de séjour!
    xxxxxxx

  4. 2009 mai 2

    Hello poulette!
    merci pour les souhaits de bonne fête. : )
    J’aime beaucoup lire tes récits de voyages. T’es pas mal plus assidu que Sam et moi là dessus en tout cas. On part dans 11 jours…HIII!!!! (petit son aigu aussi hystérique que les tiens ;)
    On ne prendra sûrement pas le temps d’écrire aussi longuement que toi, mais on devrait prendre au moins 1 ou 2 petits moments en café internet pour te dire un coucou et qui sait…envoyer une belle photo.

    En attendant, ne t’attriste pas trop de ton retour…tsé c’est pas tant québec qui est déprimant que le retour au train train. En tout cas, je pense. et continue à tripper et savourer chaque minute.

    J’ai bien hâte de te revoir moi!
    Casswiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

  5. 2009 mai 3

    Salut ma petite sirène no 2!!

    Enfin tu te décides à écrire. Je me désespérais à avoir des nouvelles de toi. Wow les photos. Quand j’ai vu la première photo, je me suis dit: Ben je l’ai lu celui-là pis après je me suis rappelée que j’étais allée voir tes photos sur facebook.

    J’espère que nous allons visiter pleins de belles choses nous aussi que le temps sera clément. Est-ce que tu te rends compte qu’on va te rejoindre dans moins de 22 jours. Ahahahahahahah, je capote. Je commence vraiment à stresser. Je suis du genre à oublier quelque chose lorsque je vais dormir un soir chez sb. Donc imagine partir pour 5 semaines en europe crois-tu que je vais pouvoir revenir chez moi si j’ai oublié quelque chose.

    Bon assez on se voit bientôt et je t’aime fort fort fort
    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

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