Deux mois plus tard… c’est l’été!

2009 mars 15
par ly

Oups! Il se trouve que j’avais déjà écrit un billet, mais que j’avais oublié de le publier! Me semblait aussi que ça faisait longtemps… Vous aurez donc droit à plus de nouveautés dans le courant de la semaine, puisque je me retrouve avec tous pleins de choses à vous dire! (je sais, j’ai le don de vous tenir en haleine! ;-)

Le printemps est définitivement installé à Lyon (et je dirais même l’été, avec des températures qui frisent les 22 degrés et mon monteau rangé dans ma valise!), c’est avec bonheur que je trimballe maintenant mon appareil photo partout où je vais, surtout que des couchers de soleil ma-gni-fi-ques se donnent en spectacle tous les soirs sur les ponts du Rhône…

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La fameuse allée d’arbres tordus près de chez moi, cette fois-ci sous un autre angle.

img_2842On devine Fourvière et la tour « Eiffel » métallique. J’aime tellement les cheminées lyonnaises…

La dernière semaine a été particulièrement éprouvante : les cours ont maintenant repris leur allure habituelle, mais ils sont en plus rallongés d’une heure chacun afin de rattraper la matière perdue par la grève, ce qui me donne des journées incroyablement longues et éreintantes. Ça me fâche d’autant plus depuis quel l’un de mes professeurs (le seul qui refusait de joindre le mouvement de grève…) a lui aussi décidé de rallonger les séances de cours, parce que Mônsieur avait une réunion la semaine dernière et donc qu’il ne s’est donc pas présenté au cours (sans évidemment, nous prévenir une semaine à l’avance)… Je trouve totalement irrespectueux de ne pas informer ses élèves de sa prochaine absence à un cours et en plus, de leur faire porter les conséquences d’une absence à laquelle je ne suis pas reliée directement, en leur rajoutant des heures de cours en dehors des horaires prévus, sans considération pour le fait que j’ai peut-être, moi, un rendez-vous de fixé depuis longtemps ou même, que j’aille un boulot qui m’empêche d’assister au cours.Cela dit, dans les circonstances actuelles, je n’ai rien de prévu, alors ça me va, mais à Québec, j’aurais probablement réagit beaucoup plus violemment… Pour la grève, je comprends et c’est pour une bonne cause, mais une réunion… un voyage sur la côte d’Azur tant qu’à y être!

Bref, la médame était pas de bonne humeur.

Ajoutons à cela la perte de l’un de mes précieux verres de contact dans le lavabo infect de mon appartement à 3h du matin (où j’ai du fouiller dans la merde totalement répugnante et malodorante des anciens locataires sans jamais le retrouver… Edit: Pour les détails gluants, voir les commentaires! ) en plus d’un paquet d’autres considérations personnelles, et cela donne une humeur assez massacrante…

img_2541Printemps oblige, les bateaux se baladent maintenant sur le Rhône, de même que les kayakistes… et les cygnes! :)

img_25511Place des Terreaux au coucher du soleil.

J’étais donc plus que contente qu’Alex, ami québécois littéraire étudiant à Aix-en-Provence (lui aussi dans le cadre du Profil international! On est tricotés serrés ;-) nous fasse l’honneur de sa visite pour la fin de semaine, lui qui n’avait jamais mis les pieds à Lyon. Pour revoir la ville avec son manteau de printemps, et un peu plus du théâtre gallo-romain et en exclusivité, des photos moi qui prouvent que j’existe encore, c’est  ICI ! :)

img_2801Dans la montée de Fouvière.

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La Saône, toujours aussi belle…

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Je l’ai donc hébergé à l’appart pendant une partie de la fin de semaine, et, en compagnie d’Élise et de Julie, nous l’avons trimballé dans nos quartiers favoris, s’empiffrant au passage de chaussons au citron lyonnais et d’une bonne bouffe chez Mounier, probablement l’un des meilleurs bouchons lyonnais, où pour la modique somme de 12 euros, j’ai dégusté salade lyonnaise, filet de lieu noir, couronne de pain lyonnais avec Saint-Marcellin, mousse au chocolat et deux verres du vin de la région, le Côte du Rhône. Mmmm! Je rappelle à ceux qui me trouverait gourmande que Lyon est la capitale française de la gastronomie, hihi! :)

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Et qui dit Lyon dit visite des traboules! Ci dessus, la traboule de la Tour rose, dominée par… une tour rose! Tadam! ;-) Blague à part, elle a longtemps renfermé un restaurant haut de gamme et tous les grands diplomates y ont passés. Ci-dessous, Alex et Julie à la sortie d’une traboule.

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Le dimanche matin, nous nous sommes dirigés en direction du marché du quai Saint-Antoine en compagnie de Vincent et Catinca, à qui l’on avait présenté Alex la veille, avant de se diriger vers les bouquinistes, dont j’ai déjà parlé auparavant, et où nous avons fait la charmante connaissance d’un bouquiniste qui s’est avéré adorer Richard Desjardins, Plume Latraverse et Félix. C’était plutôt sympa, de l’entendre déclarer son amour pour la chanson québécoise, sur bord de la Saône, dans un lieu (à savoir, les bouquinistes) typiquement français.. :)

Et puis pour marquer l’anniversaire de Vincent, nous avions organisé samedi matin un brunch avec les autres erasmus où, pour l’occasion, Élise a ouvert une précieuse canne de sirop d’érable, ensuite versée sur crêpes et pain perdu (pain doré) concocté selon nos bons soins. Encore une fois, le contraste entre ma vie d’ici et le goût de la maison m’a frappé, surtout lorsque pour ne rien perdre de notre précieux sirop, j’y ai mélangé un peu de faisselle fraîche du marché… Ahhhhhh! :)

Autrement les cours me plaisent, surtout ceux de M. Bonnet, ce professeur tout à fait remarquable qui donne mon cours sur le rire en littérature et également celui de littérature contemporaine. Il est l’un de ces rares professeurs complètement passionnés, intéressés et très près d’une approche littéraire moderne et dynamique, ce qui m’allume beaucoup. Sans parler de sa lecture à voix haute des textes étudiés en classe qui me rappelle pourquoi j’aime tant les livres : une œuvre mise dans sa bouche sonne comme un conte sans prétention, où la complexité du texte est immédiatement oubliée par la manière dont il fait résonner les mots, clairement, limpide ment. Entendre un texte (ou mieux, un poème en alexandrins) lu par un Français rend au texte toute sa beauté. Le rythme y est juste, l’intonation et les accents en fin de rimes sont prononcés adéquatement et les liaisons, assurées au bon endroit. C’est tout à fait sublime et du coup, j’ai été prise d’une envie folle de lire les contes de Perreault, ce à quoi j’ai remédié en achetant une petite édition bon marché de quelques uns de ses textes dans une librairie d’occasion. Ne manque plus que M. Bonnet qui m’en ferait la lecture avant de m’endormir, mais ça, c’est un autre sujet… Passons! ;-)

Ça a fait deux mois cette semaine que je suis installée à Lyon, et je me rends compte que je ressens encore autant de bonheur que les premiers jours lorsque j’arpente les rues au coucher du soleil ou le soir, en revenant du Vieux Lyon d’une soirée avec les amis. Marcher dans la ville lorsqu’il fait aussi chaud que maintenant est un pur délice et penser que deux mois se sont déjà écoulés me tord un peu l’estomac de travers… Au risque d’être clichée… merde, ça passe TROP vite!

Petit rappel, les photos du séjour d’Alex à Lyon sont ici!

En guise de dessert, un autre court métrage qui m’a remué cette semaine et dont je vous fais part… Bisouuuus!

Printemps lyonnais

2009 mars 5
par ly

Après mon retour d’Angleterre, j’ai passé plusieurs journées à faire la larve dans mon appartement, à faire semblant de lire et à récupérer le sommeil perdu, surtout que j’étais toujours en relâche (bon, certains diront que nous étions tout le temps en relâche, mais bon, ça dépend des points de vue…hihi!). J’ai donc décidé de me secouer un peu durant la fin de semaine et je suis partie marcher en direction de Fourvière, cette colline qui domine la ville et dont le sommet est marqué par la basilique, merveille visible de partout (ou presque!) que j’ai mainte fois prises en photo alors je me suis abstenue pour cette fois-ci d’en prendre le chevet.

Quelle ne fut pas ma joie de remarquer que le printemps était arrivé à Lyon pendant mon stade larvaire et que les températures ressemblent désormais -plus que souvent- à celles d’un mois de mai québécois (re-hihi!). J’ai donc marché pendant une bonne partie de l’après-midi, me promenant à la fois sur la Presqu’île, dans le Vieux Lyon, dans le Jardin du Rosaire et à Saint-Just.

Quelques photos prises en me rendant, dans un ordre assez aléatoire… d’autres sont ICI.

img_2239(Suite à la grande popularité d’une photo quasi-semblable, j’ai décidé de prendre cette allée en photo à chaque mois, en me disant que ça serait beau de voir l’évolution, avec le printemps qui s’en vient. Et puis ça marque le temps qui passe aussi… les tristes mois qui défilent avant mon retour.)

Voici donc février!

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img_2251Tout ce qui a de plus lyonnais : les escaliers qui mènent à la Croix-Rousse ou à Fourvière, les innombrables kebabs et les pigeons omniprésents. Le genre de photo qu’on ne retrouve pas sur les cartes postales mais qui pour moi, exprime bien l’atmosphère.

img_2282En montant vers Fourvière

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La Saône, la cathédrale Saint-Jean au premier plan et place Bellecour et sa grande roue à droite.

img_2312Photo panoramique en voir sur mon album photo en grandeur « nature ». Au fond, le truc foncé, c’est le parc de la Tête d’or qui s’étend et dont je parle un peu plus bas dans ce billet.

C’est tellement la plus belle ville du monde! :)

img_2319Bon, un peu du chevet de Fouvière en fin de compte et un Joe Connaissant qui explique la différence entre le Rhône et la Saône à sa blonde.

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Voilà la basilique, mais de face pour une fois! Ce n’est certainement pas la plus belle basilique que j’ai vu de ma vie, mais faut lui donner une chance, elle a été construite au XIX donc… Les lyonnais la boudent d’ailleurs beaucoup et j’ai croisé des jeunes qui se moquaient allégrement des touristes qui la prenait en photo, c’est-à-dire… le gars ci-dessous et moi. Faut dire qu’on est pas en haute saison touristique non plus…

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J’apprécie beaucoup ces journées de promenades solitaires où je laisse mon instinct me guider dans la ville et je suis mes pas, cherchant sans cesse une nouvelle rue sur laquelle je ne serais pas passée précédemment. Et puis cette promenade m’a permise de confirmer ma théorie de la découverte de l’exceptionnel quand on ne s’y attend pas le moins du monde, puisque pour retourner vers le Vieux Lyon, alors que je cherchais un moyen de redescendre sans emprunter la même passerelle qu’à la montée, je suis tombée sur les ruines du Théâtre antique de Fourvière, cette petite merveille datant de l’an -12..!  Ben oui, comme ça! Pouf!J’étais toute contente, -mais quand je dis toute contente, je dis vraiment toute contente; photo à l’appui plus bas… – de fouler le sol d’un lieu construit il y a si longtemps (environ 2020 ans, pas mal quand même). Je compte donc mettre en pratique la théorie du « cherche rien et le magnifique viendra à toi » beaucoup plus souvent à l’avenir!

img_2350Ben oui, j’étais heureuse, quin!

img_2334img_2343Ruines de tambours (section d’une colonne dorique).

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J’ai par la suite appris que la ville utilise encore le théâtre pour des spectacles en plein air l’été, très cool photo ici. Le théâtre et son odéon sont les seuls à être encore intacts avec celui de Vienne, dans toute la Gaule.

Puis de retour vers le vieux Lyon, je me suis arrêtée à l’intérieur de la Cathédrale Saint-Jean, avant d’assister au coucher du soleil Place Bellecour, la grande roue vertigineusement illuminée dans un ciel bleu marin… Le genre de paysage vivant qu’on ne voudrait jamais quitter…

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Plus tard dans la semaine, j’ai profité de la température idyllique qu’est celle d’un printemps sans bouette et sans slush pour aller prendre un verre sur une terrasse en compagnie de Julie, Élise et Giulia. Les quais du Rhône étaient bondés de gens venus profiter de la chaleur de la fin d’après-midi et regarder l’eau couler tranquillement entre les ponts. En plein mois de février, nous étions là, les cheveux dans le vent, lunettes de soleil sur la tête et le visage offert aux rayons du soleil, tête renversée, abasourdies de vivre le printemps si hâtivement, nous qui sommes habituées aux éternelles tempêtes de neige de février!

Autour de nos verres, prises d’une soudaine inspiration (à savoir le printemps), nous avons décidé de faire de vraies Françaises de nous et de concocter une tartiflette, ce met traditionnel de la Haute-Savoie (bon… je sais, c’est pas du tout notre région, Lyon étant dans la région Rhône-Alpes, mais c’est un détail!). Le résultat était franchement impressionnant, et j’avoue qu’une fois assise dans le salon chez Julie, un verre de rouge à la main, le ventre plein de tartiflette et de pain maison que Vincent avait cuisiné le matin même, à regarder Fourvière illuminée et à chantonner du Aznavour avec les amis, le bonheur émanait de tous les pores de ma peau…

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La tartiflette en question. Pour ceux d’entre vous dont le cholestérol est plutôt haut,  fermez les yeux, ça donne mal aux artères juste à regarder : lardons, crème, patates, oignons cuits dans le beurre et une meule complète de Reblochon, coupée en deux qui fond dans la crème et les patates… MMmmmm!

img_2459Fourvière et une lune presque irréelle sur le chemin du retour.

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Le lendemain, probablement guidée par mon subconscient qui me demandait de lui pardonner mon excès de la veille, je suis partie avec Élise en direction du Parc de la Tête-d’Or, plus grand parc urbain de la France et aussi l’un des plus anciens (1857). Le parc constitue en fait un immense espace vert (immense comme dans 117 hectares…) où des heureux promeneurs jouent dans l’herbe, se prélassent au soleil, et font de la bicyclette, mais c’est aussi un véritable paradis pour enfants : carrousels colorés, stands de barbe à papa, jeux extérieurs, glissades, promenades en poney, et j’en passe…

Alors qu’Élise a particulièrement apprécié la promenade autour du lac (assez impressionnant, surtout lorsqu’on pense qu’il est en plein cœur de la ville), j’avoue avoir retrouvé mon cœur d’enfant en lichant ma barbe à papa en regardant Lulu, le chimpanzé, et  Bambi et ses amis s’affolant dans l’herbe : non seulement le parc possède le double avantage d’être à quelques minutes de chez moi et d’être gratuit, mais il renferme aussi un jardin botanique, un vélodrome et un jardin zoologique! Inutile de dire que les enfants français ont une chance incroyable d’avoir ce petit paradis à ciel ouvert où girafes, zèbres, éléphants, tigres et flamands roses peuvent être observés tout à fait gratuitement (et dire que le Zoo de Québec à 25$ l’admission est fermé…)

img_2504-En regardant les carrousels et les stands de tirs, je retombe instantanément en enfance et je m’autorise à bouffer de la laine minérale à grandes lampées (Ben non quand même… Je n’ai pas acheté deux boules, mais bien qu’une seule! Pffff. Pensiez quand même pas que j’en aurais acheté deux? Si ? Pfffffffffffff… C’est mal me connaître! ;-)

img_2514-Mon nouvel ami, Petit-Poney d’Amour.

Je sais, il est cuuuuute! Pis il était super gentil en plus! :) J’aurais bien aimé faire un tour, mais Élise m’a gentiment rappelé que j’étais un peu trop grande…


img_2520-Les amis de Petit-Poney d’Amour qui font la sieste devant la station d’allure western du pays des poneys.

img_2517-Moi, quelques secondes avant que je me dise que fourrer ma tête dans la crinière de Petit-Poney d’Amour n’est peut-être pas une si bonne idée…

img_2521-Oui! Y’a un petit train qui fait le tour du parc! Je trouvais la station jolie et j’aurais bien aimé faire un tour, mais Élise m’a gentiment rappelé que j’étais un peu trop grande… encore. Snif.

En soirée avait lieu un souper chez Giulia, où chacun devait apporter quelque chose à manger, certains amenant un plat typique de leur pays (Julie, par exemple, nous a concocté un pâté chinois qui nous a rendues bien nostalgiques de la maison). Pour tenter de calmer la soif de cabane à sucre et de sirop d’érable qui s’est déclenché en moi au cours des derniers jours, je me suis lancée dans la préparation de sucre à la crème (et il faut dire que mon expertise culinaire se concentre véritablement que dans les desserts aussi! Ouais, je sais, je surprend personne!)

J’avais de la pression sur les épaules, souhaitant quand même faire honneur à l’une des merveilles québécoises, mais en même temps, bien que je savais que la préparation du sucre à la crème peut parfois demander un certain doigté, j’avoue que je m’étais mise un niveau de difficulté supplémentaire en voulant en cuisiner, mais en France. C’est-à-dire, sans l’ingrédient primordial du sucre à crème, soit, la cassonade…

Faut dire qu’en France, de la cassonade, ça ne court pas les rues et que ce que l’on retrouve dans les épiceries lyonnaises, sous l’appellation cassonade est tout simplement du gros sucre brun en cristaux… Rien à voir avec notre belle cassonade humide québécoise. J’en ai finalement trouvé (grâce à Julie qui avait déjà arpenté toutes les épiceries de Lyon pour en dénicher un paquet) et bien qu’elle provienne du Pérou (!) et qu’elle est beaucoup plus foncée que la nôtre (et aussi quatre fois plus chère!), elle a donné les résultats escomptés, dieu merci!

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Mmmm. C’était bon, ça goutait la maison et les autres ont bien aimé, après nous avoir fait remarqué que les Québécois ont l’air de bien aimer les desserts sucrés (on leur avait déjà préparé du fudge auparavant)! Si vous avez d’autres idées de plats typiques à préparer, laissez les dans les commentaires, c’est pas de refus! :)

Escapade européenne : l’Angleterre

2009 février 27
par ly

Hi! Tel qu’annoncé quelques jours auparavant, je reviens tout juste d’un merveilleux séjour en Angleterre passé en compagnie d’Élise, d’innombrables taxis noirs et autant d’autobus impériaux rouges à deux étages! Le récit qui suit est un pot-pourri un peu éparse de nos aventures au pays des British. Il y aurait encore tant à dire et à montrer, mais j’ai du faire un choix sous peine de vous perdre dans une mer de détails et d’anecdotes et comme je tiens à vous, j’ai ralenti mes ardeurs… Déjà que c’est probablement mon billet le plus long…!

img_1419Coucou!!

La première journée est particulièrement détaillée, puisqu’elle fut particulièrement… hum,  comment dire, rocambolesque? :-) Les photos sont ICI, puisque j’ai atteint ma limite sur Flickr, et je vous recommande fortement de vous y rendre, puisque les quelques qui parsèment le billet ne sont pas nécessairement les meilleures ou les plus représentatives. Celles où j’apparais ont étés piquées à Élise. Enjoy!


Samedi, 14 février

Ahhhhhhhhh! Si un mot pouvait décrire notre première journée en Angleterre, il faudrait probablement faire un espère de mot-valise combinant Putain!-Nonnnn!-Maman, sauve-moi-et Ouf! Ouais, un espèce de mélange de tout ça. Je m’explique.

———-12h30. Lyon

Je pars tranquillement prendre le métro en directement de Grange-Blanche, d’où là je prends la navette Satobus pour me rendre à l’aéroport de Lyon. Évidemment, puisque les Français n’affectionnent pas particulièrement l’organisation et la ponctualité (je vous avait déjà entretenu maintes fois à ce sujet… Non? ;-), nous décollons avec une demi-heure de retard. Notez bien, c’est cette petite demi-heure française qui fera toute la différence…

———–15h33. Aéroport Stansted de Londres

Arrivée en terre britannique sous le regard bienveillant de l’agent de l’immigration qui nous pose une batterie de questions ­­—nous ne serons jamais si c’était par curiosité où par simple rigueur professionnelle. Le processus s’éternise, je regarde ma montre avec angoisse, puisque bien qu’atterrissant à Londres, nous nous dirigeons en fait vers Chester, une petite ville de 115 000 habitants, où il est beaucoup moins cher de loger et de vivre qu’à Liverpool, notre véritable destination, située à quelques heures à peine plus au Nord. Notre avion ayant pris beaucoup (trop) de retard, notre premier train d’une série de trois pour se rendre ultimement à Chester part dans 10 minutes et nous sommes toujours en train de parler avec l’agent-enquêteur-stressant-mais-sympathique. En fin de compte, nous trouvons le terminal de train de Stansted, retirons nos billets et sautons dans ce qui nous semble être le bon train in extremis.

J’ouvre une parenthèse: ici, je dis « ce qui nous semble être le bon train », puisque en aucun cas (et ce, pour la dizaine de trains que nous avons emprunté au cours du voyage) il est inscrit sur le billet ou l’écran numérique le numéro du train à prendre. Alors si nous faisons le trajet Stansted- New Birmingham, par exemple, le seul train qui concorde avec l’heure est celui Stansted-Paddington. Alors là on se dit, mais merde, on veut pas aller à Paddington, on veut aller à New Birmingham! Ce qu’on sait pas, et qu’il n’est écrit qu’une fois rendu sur la plateforme, c’est que le dit train Stansted-Paddington a un arrêt à New Birmingham. Alors le seul moyen de trouver le bon train est de descendre sur toutes les plateformes de train qui partent à 19h55 par exemple, vérifer sur les écrans de toutes les voies, ce qui est, vous l’admettez, assez long et compliqué pour rien, surtout lorsqu’on est pressé…

———-17h30. Gare de Liverpool Street

Nous arrivons donc à Liverpool Street, autre gare quelque part dans l’immensité de Londres (qui fait 7,6 millions de personnes, pour votre culture personnelle). De Liverpool Street, nous devons prendre le métro (le tube, prononcez Tooôubeuh!) pour se rendre à Euston, autre station de train quelque part dans Londres, où de là, un autre train nous attend, celui-là en trajectoire directe pour Chester. Simple comme tout bref.

Une fois à Liverpool Street, premier choc. La gare est magnifique, mais le métro est complètement bondé. C’est un vrai bordel, en rien semblable à celui de Lyon, ni même à ceux de Paris ou de Rome, pourtant assez impressionnants. En sa qualité de premier métro au monde (oui oui! Du monde! Ça vous dit à quel point c’est toute une expérience le prendre!), il est incroyablement complexe, vieux et beaucoup trop minuscule pour la masse de gens qui l’emploient à toutes les minutes. Les rames sont tout autant étroites, éternellement longues et les plafonds sont si bas qu’on se demande comment on arrive à se tenir debout. Et je reprends les propos d’Élise qui a trouvé tout à fait les mots justes pour les décrire : « des véritables petites boîtes de conserves qui font un bruit de ferraille quand ça roule! » :)

On se rue donc littéralement vers l’embouchure des portes pour s’acheter des tickets de métro (excessivement chers, 4£ l’aller simple…), mais un homme nous aborde pour nous offrir une passe d’une journée (travel day card) à 3£ chacune. Même si cela nous serait vraiment plus pratique et économique, notre petite voix intérieure nous crie à l’arnaque et nous refusons gentiment (non, pas gentiment, mais bon…).

————17h40. Underground de Liverpool St.

Notre train part de Euston dans 30 minutes, à 18h10 précisément. Il faut maintenant se démerder dans le plan du métro de Londres. La foule est particulièrement dense dans les couloirs, les gens crient et le bordel est de plus en plus tangible. On ne tarde pas d’apprendre pourquoi… en ce samedi 14 février, des 11 lignes de métro de la ville de Londres, seulement 4 sont en service! Pardon? Eh oui. Et merde. On est dans un foutoir sans pareil, notre train part de Euston (à laquelle nous ne sommes pas rendues) dans une vingtaine de minutes et les trois lignes qui pouvaient nous y amener (on avait quand même le choix et tout était préparé pour que ça fonctionne), aucune n’est ouverte. On a beau s’informer, dans la marée de monde et avec l’accent british d’un policier sec, on ne comprend absolument rien. Je suis prise dans un tourbillon de monde, désemparée devant l’évidente possibilité de manquer mon train pour Chester, de devoir acheter un autre billet à dieu sait quel prix vers on ne sait pas trop où, et de devoir en plus payer l’auberge de jeunesse de Chester pareil, bref, c’est pas rose-rose dans ma tête.

———17h50. Encore dans l’underground de Liverpool St. de merde

On cherche pendant 5 minutes une manière d’emprunter une autre ligne pour faire un transfert, en espérant que nos tickets de ligne 1 aller-simple fonctionneront. On change sans cesse d’avis, montant et redescendant les mêmes escaliers, les yeux à la fois sur la carte et sur ma montre. Voilà dans quoi on nageait (se rendre de Liverpool Street à Euston, mais avec la rose, la jaune et la brune de fermées, en moins de 10 minutes. Bonne chance :

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——-17h 55. Encore dans le putain d’underground de London qui nous fait suer

Devant l’évidence impossibilité de faire le trajet en moins de 15 minutes avec le métro paralysé, je propose à Élise de sortir d’ici et de prendre un taxi au plus sacrant, notre ultime porte de sortie pour ne pas manquer le train. On se rue à l’extérieur, les pieds dans Londres sans même y penser, et comme dans les films, oui, oui, je lève ma main bien haut et hèle un des black cabs typiques de Londres qui s’arrête à notre hauteur. Génial. On saute dedans (mais vraiment, on saute dedans, dans le sens, je saute et j’atterris à quatre pattes par terre puisque les black cabs sont tellement longs qu’on peut presque marcher à l’arrière) et avec notre merveilleux accent, on fait répéter une dizaine de fois le chauffeur qui nous prend un peu en pitié.

Autre parenthèse, mais cette fois-ci sur les black cab de London:

Il existe deux sortes de taxis à Londres, les black cabs et les mini-taxis. Bien que relativement plus dispendieux, ces premiers sont maintenant devenus une icône de la ville avec leur voiture qui semble avoir survécu au modernisme automobile (au même titre que les taxis jaunes sont emblématiques de New York, par exemple) et c’est une véritable expérience en soi d’en prendre un. Sachez que pour obtenir sa licence de taxi de black cab, l’apprenti chauffeur doit subir un examen très rigoureux, qui implique la mémorisation complète de 26 000 noms de rues situées dans un rayon d’une dizaine de km, savoir tous les points d’intérêts de la ville, de la simple église à la nouvelle petite auberge de jeunesse ,et connaître tous les trajets d’autobus, les stations de métro et j’en passe. C’est une véritable épreuve qui demande souvent des années de préparation avant de pouvoir être passée avec succès et puis encore, seuls ceux s’étant démarqués lors des examens finaux sont autorisés à recevoir la noble licence de chauffeurs de black cab. Ça, c’est savoir la ville comme le fond de sa poche… Hein? ;-)

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Ils ont tellement la classe. Non?

———–17h58. Quelque part dans Londres

S’en suit alors 10 minutes trépidantes et particulièrement mémorables durant lesquelles j’ai l’impression d’être Harry Potter dans le magicobus ou n’importe quelle figure de cinéma dans une poursuite de voiture en pleine nuit. Si, pareil. Je vous le dis!

Le chauffeur, ayant très bien saisi  l’urgence de la situation, nous entraîne à toute allure dans un Londres nocturne, empruntant un labyrinthe d’avenues et de rues pour nous sauver du trafic qui fait rage (je rappelle, 18h, samedi soir de la Saint-Valentin, Londres… Le bordel, bref). Je m’accroche au rebord pour tenir l’équilibre (il a des poignées sur les fenêtres et c’est pas pour rien!), les lumières de la ville tourbillonnent autour de nous, le taxi roule à une vitesse folle, et surtout, il roule à gauche, faisant en sorte que j’ai le cœur accroché dans ma gorge à chaque tournant abrupte, ayant une peur incroyable de le voir faucher un passant ou entrer en collision avec un autre taxi. Je suis complètement à l’envers (dans tous les sens du terme), stressée, énervée, regardant sans cesse ma montre, devant les minutes qui défilent au même rythme que le compteur, mais aussi émerveillée devant Londres qui défile à toute vitesse autour de moi, devant les autobus impériaux rouges à deux étages qui succèdent aux taxis magnifiques et devant la ville qui clignote de toutes parts.

————-18h05. Londres, dans le taxi.

J’ai chaud, très chaud, les lumières défilent, le taxi se faufile entre deux bus, j’ai de plus en plus chaud, Londres clignote et le temps s’écoule… Le taxi empiète sur le trottoir, emprunte encore un paquet de virages serrés et des petites rues, écrasant pratiquement piétons et cyclistes. J’ai définitivement chaud. Franchement, ce type mérite amplement d’avoir étudié la ville pendant cinq ans avant d’avoir sa licence, je n’oserais même pas penser au nombre de cadavres qu’on laisserait dans notre sillage autrement… Nous réglons la note sur une lumière rouge, avant de se précipiter hors du taxi et de courir vers la gare juste en face (et avant qu’Élise manque très sérieusement se faire frapper, ayant oublié que les voitures roulent à gauche…!)

———-18h13. Gare de train Euston Station.

Trois minutes.

C’est le temps supplémentaire qu’il nous aurait fallu pour être en mesure d’attraper notre train… Malgré l’expertise impressionnante du chauffeur et toute notre volonté rassemblée dans des incantations qui ressemblaient vaguement à l’énumération d’objets religieux, le trafic londonien aura eu raison de nous et nous sommes arrivées, pantelantes devant l’écran de la gare trois minutes après le départ du train, pour ma part sur le bord de l’épuisement et des larmes.

Et merde.

Nous nous présentons au bureau des billets, la face étirée jusque dans nos petits souliers, mais ô surprise, la gentille dame nous donne des billets pour le train suivant qui, bien qui nous ne mène pas encore directement à Chester, ne nous coûte pas une cenne! On fait la danse de la joie, on rit, on s’embrasse et on gambade dans la gare comme les hystériques d’Occupation double (j’exagère à peine). J’oublie la faim et la fatigue, puis on reprend un autre train en direction de Crew. Puis de Crew, nous empruntons un autre train en direction de Chester, exténuées, mais tellement heureuses d’arriver enfin à destination, après ma foi, 4 trains, un vol en avion, un taxi et deux bouches de métro. Simple comme tout!

Dimanche 15 février

Chester est une minuscule ville dans le Cheschire, qu’on avait à la base choisi pour sa proximité avec Liverpool (et ses prix moins exorbitants que ceux de la cité des Beatles), mais après notre aventure de la veille, nous décidons de rester à Chester pour nous remettre de nos émotions et équilibrer le budget (un billet de métro à 4£ non utilisé, c’est chiant!).

Chester est la seule ville de Grande-Bretagne à avoir conservé ses fortifications, dont la grande partie remonte du temps des romains (rien à voir avec les fortifications de Québec donc…!). La ville est magnifique, très petite et donc très chaleureuse. L’architecture typique est celle des maisons victoriennes bariolées de blanc et de noir de style médiéval, et le très peu de touristes dans la ville nous permet de bien goûter au charme rustique de l’endroit.

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Ci-dessous, l’horloge de Chester, qui chante tout le temps, rendant la ville fort sympathique :)

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Ben oui, il pleuvait! On est en Angleterre après tout!

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Ben oui, nous avons dégusté le déjeuner typique anglais (bon, je dis nous, mais en fait, Élise seulement… Disons que des lardons, une tomate grillée, un champignon géant, des oeufs, un saucisse, des patates et autre trucs frits le matin avait de quoi me lever le coeur…)

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Nous nous promenons sous la pluie quelques instants avant de tomber sur la magnifique cathédrale de Chester, qui avec son style vaguement gothique, vaut franchement le détour.

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Anecdote:

Une fois entrées à l’intérieur de la cathédrale, une musique à vous glacer le sang se met à jouer, l’orgue exécutant très certainement ce qui me semble être la marche du Christ vers la croix ou du moins, une trame musicale sonore particulièrement sinistre qui aurait certainement sa place dans un film d’horreur. Complètement effrayée, la mélodie le son de l’orgue me donne la chair de poule et je regarde en tremblant presque l’impressionnante cathédrale, qui semble résonner de profondeur et de majesté sous la vibrante musique d’épouvante.

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Le mélo-dramatique de la situation atteint son paroxysme lorsque je remarque une petite voûte faiblement éclairée derrière moi. Seule dans la pièce, je découvre avec stupéfaction qu’il s’agit en fait d’un ancien tribunal de justice datant probablement XIIe siècle… Tout y est : l’estrade dédiée au juge, les bancs formant un cercle dans le centre pour le peuple qui assistait aux séances, la chaise de l’accusée tapie dans un coin surélevé, la musique complètement irréaliste qui résonne dans la cathédrale, j’entends presque les chaînes des prisonniers racler le sol, le peuple qui crie à la potence et j’imagine les gens massés dans les coins et juchés sur le bord des fenêtres. Saisissant.

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Les heures qui suivront seront passées à marcher dans la ville, parcourant le sentier situé sur les murs des fortifications, nous permettant un magnifique panorama sur Chester et sa campagne avoisinante. Nous faisons également un saut au Grosvenor Museum, faisons une promenade sur les berges de la rivière avant de sortir dans un pub déguster un fish n chips anglais comme il se doit. :-)

Pour faire le tour de la ville en photo, c’est ici!

Lundi, 16 février

Nous continuons notre périple vers Oxford, qui s’est méritée la palme de la ville coup de cœur du voyage.

Pour s’y rendre, nous goûtons encore une fois à la galère des trains, empruntant 3 trains différents, mais cette fois-ci, dans un calme relatif et surtout, beaucoup plus lucides. J’ai même tenté de capturer sur pellicule un peu de campagne anglaise sur le vif, presque aussi belle que celle des films d’époque, moutons inclus.

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Oxford est la ville d’Angleterre qui abrite les plus fameuses et les plus anciennes universités de Grande-Bretagne (les plus vieilles, dont Merton College, datent du XIIe siècle…). Ville mythique, mainte fois utilisée dans le tournage de films d’époque ou mentionnée dans une panoplie de livres (et même utilisée pour le nom de notre kit de géométrie au primaire!), y mettre les pieds est une expérience tout à fait mémorable.

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Une journée n’a pas suffit pour faire le tour de toutes les universités (il y en a une quarantaine au total!) et nous aurions pu aisément prolonger notre voyage d’une semaine à Oxford seulement, sans rien perdre de notre émerveillement. Fourmillant d’étudiants, la ville est un heureux mélange de jeunesse et de passé, où le modernisme est en minorité, puisque tous les campus sont de véritables châteaux chacun, en plein cœur des rues et des passages piétonniers (et des millions de vélos! J’ai jamais autant vu de bicyclettes de ma vie!). J’ai eu l’impression beaucoup trop souvent dans la journée d’être dans un film, l’atmosphère étant trop splendide et irréelle (et puis, pour rendre la chose encore plus parfaite, le jour de notre passage, le soleil était si fort et le vent, si doux, que j’ai pris un coup de soleil…)

Notre première visite a été celle de Merton College, un des trois premiers collèges à être construits au XIIe siècle. Coup de cœur total. C’est un véritable petit château, qui contient une multitude de cours intérieures, d’arcs en pierre, de murs de lierre, de pavés chauffés par le soleil et une chapelle non électrifiée, où les étudiants se rendent encore avec leurs chandelles pour l’office…

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Bon, là ça fait depuis 15 minutes que je gosse quelque chose pour vous décrire tout ce que je ressenti, mais je n’arrive vraiment pas à écrire quelque chose qui représente le tiers de ce que c’était, alors tant pis (ouais, je sais, je serai jamais écrivaine! Hihi!). Vous aurez juste à vous rendre par vous-même! Et puis les photos, ça vaut tellement rien à côté de la réalité!

Deuxième arrêt, Christ Church College, que mon Lonely me décrit comme étant le plus gros, le plus spectaculaire et le plus populaire des collèges d’Oxford. On y lit aussi que treize premiers ministres britanniques y ont fait leurs études et que Lewis Caroll y a écrit Alice au pays des merveilles… Chemin faisant vers la porte d’entrée principale (principale pour les touristes hein, parce que les étudiants ils ont la vraie de vraie porte principale!), nous logeons un sentier boisé sur le bord d’un canal menant à un lac où des cygnes se reposent… Un vent chaud souffle dans mes cheveux, les oiseaux chantent, des étudiants font leur jogging tranquillement dans l’herbe, des saules pleureurs s’étendent le long de l’eau et à ma droite ce n’est qu’une succession de petits royaumes en pierres, de pignons de cathédrales et autres détails architecturaux irréels… Je me pince et je me repince en regardant Élise qui semble autant abasourdi que moi par la magie du moment. J’évite soigneusement de prendre une photo, me disant que rien, mais rien, ne pourrait traduire l’instant présent, sauf peut-être une équipe de tournage d’Hollywood, puisque vraiment, nous sommes dans un film! Deuh!

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oxford-10img_1539Le collège spectaculaire en question. Il l’était, oh ça oui. Seul bémol, son prix d’entrée assez spectaculaire lui aussi, quand on pense que Merton College était gratuit. Nous avons d’ailleurs estimé que tout étudiant universitaire devrait avoir le droit de visiter un autre campus universitaire gratuitement. On se mêlait assez bien à la foule des étudiants en plus (bah, seulement si on ne nous demande pas de passer un test de QI). Et puis, franchement, on ne fait payer personne, nous, pour venir visiter la merveilleuse et ô combien paradisiaque Université Laval! Hein?

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Anecdote/tranche de vie/moment quétaine :

Bon. Je ne connais pas le nombre de personnes qui lisent mon blog (non, c’est faux, selon mes statistiques wordpress, vous seriez une trentaine par jour. Impressionnant! Surtout quand on pense que je n’ai que 4-5 commentaires par billet! Peuh!), mais peu sont ceux d’entre vous qui connaissent ma véritable nature, à savoir que je suis complètement quétaine et que surtout, j’adore Harry Potter. Lancez-moi des roches, j’étudie en littérature, mais Harry Potter constitue un livre culte dans ma bibliothèque, un des seuls à pouvoir me tenir en haleine encore après des centaines de relecture. Cela dit, vous comprendrez ma folie lorsque je me suis rendue compte que le Christ College avait été utilisé pour servir de décor au tournage des films d’Harry Potter. Ouuuuiii! Oui! Je sais! Moi aussi j’étais toute énaârvée!

* Pour ceux d’entre vous qui partagent la même obsession que moi (sur une trentaine, je ne dois pas être la seule! Si? Bon…), d’autres photos sont disponibles sur l’album photo, ICI.

img_1611L’escalier menant à la grande Salle et montré à de nombreuses reprises dans les films (je confirme, je me suis pitchée dans un visionnage intense des films à mon retour à Lyon!). Il est vraiment, vraiment pareil et le plafond est magnifiquement orné.

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La grande Salle, avec le plafond symbolisant la voûte céleste, les tables disposées en rang et la table des professeurs, à l’arrière. Les repas continuent d’y être servis à tous les jours et des étudiants chanceux continuent de manger sur les mêmes tables d’origine depuis 1529, sans même se rendre compte de leur veine…

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Encore un peu de Christ Church College…

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img_1648(Y’a pas moins cliché étudiant british que ça… les compétition d’aviron!)

Puis promenade jusqu’au coucher du soleil dans la ville d’Oxford, où nous croisons, biscuits de chez Ben’s Cookies à la main, un tas de belles surprises, dont cette bibliothèque, le Radcliffe Camera, le monument le plus photographié d’Oxford, et le Pont des Soupirs, inspiré du célèbre pont vénitien, mais sans l’eau, bien entendu…

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Mardi, 17 février, Londres

Nous arrivons à Londres le lendemain, en début d’après-midi. Notre auberge est située tout près du London Eye, cette grande roue qui est à ce jour, la plus haute du monde. Nous débutons donc notre visite par une promenade le long de la Tamise, la rivière qui sépare la ville en deux, croisant un nombre impressionnants de touristes et d’amuseurs publics.

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Direction, le Tate Modern, un des musées les plus renommé au monde en terme d’art moderne et très certainement, l’un des plus courus à Londres (et moi j’aime décidément les musées gratuits!) J’ai déjà parlé précédemment de ma passion pour l’Histoire de l’art et des quelques connaissances que j’en avais. Vous serez donc heureux d’apprendre que j’ai littéralement été éblouie, ayant enfin la chance d’observer (entre autres!) du Picasso, Bacon, Monet (oui, les Nénuphars en plus!) Magritte, Chagall, Derain, Newman, Kandisky, Mondrian (oui!), Diego Rivera, Pollock, Rothko, Ernst (que j’adore), un Duchamp (mais pas l’urinoir) et surtout, mon premier Dali, qui en plus, était la toile que j’avais étudié lors d’un travail au Cégep, Cannibalisme d’automne et que j’affectionne particulièrement. J’ai également eu un coup de cœur pour un artiste que je ne connaissais pas, Chris Ofili et sa toile No woman no cry, sur laquelle sont collés divers matériaux, qui ne peut être appréciée qu’en vrai, tellement les matières et la lumière se reflètent d’une manière tout à fait incroyable. Notre seule déception réside dans le fait que nous étions toutes excitées de pouvoir enfin voir du Warhol, après avoir lu que ses Marilyns y étaient exposées… qu’au mois d’avril. :-(

img_1759Jeunes anglaises s’intéressant à une oeuvre du mouvement des Young british artists.

Devant la cathédrale Saint-Paul, nous décidons d’utiliser à bon escient notre travel day card des transports de Londres et sautons dans un bus impérial rouge à deux étages! Évidemment, nous avons grimpé jusqu’en haut, et c’est juchées sur le devant complètement du bus que nous avons parcouru Londres jusqu’au Tower Bridge. La perspective est complètement différente vue d’en haut! On a vraiment l’impression d’écraser les piétons et les autres voitures et que le bus en avant de nous va s’étendre de tout son long sur la chaussée tellement il est plus long que haut. C’est plutôt sympa!

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Et puisqu’il pleuvait lors de notre descente, je n’ai pas de très bonnes photos du Tower Bridge, alors vous vous contentez de celle-là, piquée en noir et blanc.

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Pour continuer dans mon spécial Ly-se-rend-en-Angleterre-et-ne-pense-plus-alors-qu’à-Harry-Potter, j’ai supplié Élise de m’accompagner jusqu’à King’s Cross, la fameuse gare d’où laquelle le Poudlard Express part tous les ans… Ce fut une aventure sympathique, malgré le fait que l’espace aménagé pour les touristes-finis comme moi ne soit pas vraiment entre les quai 9 et 10…

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img_1834C’est la face de la fin de journée… Mais je trouvais la photo comique!

Puis nous avons terminé la journée à Picadilly Circus, un sorte de Times Square miniature autour duquel tourne une procession d’autobus rouges et de taxis et qui fourmille de monde touristes.

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Mercredi, 18 février, Londres

Le lendemain, nous remercions la providence puisque le ciel de Londres est d’un bleu éclatant et le soleil perce les nuages londoniens. C’est la joie et nous marchons en direction du Palais de Westminster et de son horloge, le Big Ben.

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img_1955(le zoom optique de mon appareil est incroyable… J’étais quand même de l’autre côté du pont à ce moment là…)

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img_1957Détail du palais

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img_1972Le chevet de Westminster Abbey

En route vers Buckingham palace, Élise me fait remarquer que tout est sujet à être «royalisé », des poteaux piétonniers aux dessus de lampadaires, la couronne britannique est posée partout! Ça nous fait bien rire, alors que Buckingham nous déçoit pas mal, pas si impressionnant au bout du compte quand on songe que la reine y habite…img_2041Ci-dessus, ce qui couronne (oh, le jeu de mot! Papa va être fier!) un lampadaire

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Buckingham palace et un détail du porche (le seul truc impressionant en fait…)

img_20231

londres-90Hin hin hin! ;)

londres-92(Dans ma soif éternel de potins, je me suis consolée en me disant que cette madame en tailleur beige et chapeau assorti devait être importante et que ça valait une photo, merci zoom optique). Je sais, je gagnerais pas cher de ma vie en paparazzi…

Faute de ne pouvoir visiter Beurk-ingham Palace, nous nous sommes dirigées vers la Queen’s Gallery, où après s’être ruinées en achetant un billet d’entrée, nous avons pu observer à quel point la famille royale était riche avec une exposition sur (une partie j’imagine) de leurs trésors… Beau paradoxe tout de même. N’empêche… La collection d’œuvres d’art était plus ou moins intéressante, mais j’ai vraiment été séduite par l’exposition des joyaux de la couronne, qui a littéralement réveillé la princesse en moi. Franchement, après avoir observé une couronne royale sertie de rubis et de diamants, ma vie ne sera plus jamais la même… C’était magnifique. Éclatant, dans tous les sens du terme. Étaient aussi exposées une superbe ceinture d’émeraudes, de même que des boucles d’oreille en diamant à vous arracher les lobes d’oreille à 97 carats. Rien que ça.

ferBen oui, je l’ai vu en vrai. Oui, j’ai résisté à mes pulsions et j’ai soigneusement évité de fracasser la vitre pour me la mettre sur la tête. Je sais, moi aussi je suis triste de ne pas l’avoir touchée….

Puis ballade dans le Saint-James Park, à la place de la Marine, jusqu’à Trafalgar square où nous atteignons la National Gallery, autre musée d’art.

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La National Gallery abrite l’une des collections de tableaux de maîtres d’Europe les plus belles et les plus complètes, tous les mouvements et périodes artistiques étant représentées avec de gros morceaux : Botticelli, Van Eyck, De Vinci, Raphael, Titian, Michelangelo, Rembrant, Vermeer (oui!), Velasquez, le Caravage, Klimt, Turner, Manet, Monet, Cézanne, Seurat, Dugas et ses danseuses magnifiques, et j’en passe… J’avais déjà goûté au génie des peintres de la Renaissance lors de mon voyage en Italie et donc j’ai été davantage intéressée par les peintres du XVIII et XIX siècles. De ma visite, deux peintures m’ont marquées, deux peintures que je connaissais déjà bien, très bien. D’abord, j’ai eu la chance de voir les Tournesols de Van Gogh. Je me rappelle qu’on m’avait dit que cette toile ne valait rien sur papier ou sur diapo, car sa véritable intensité était sur la toile elle-même, dans la dimension apportée par la peinture. Et elle avait raison. En vrai, cette célèbre toile de Van Gogh prend sa beauté dans le fait que les tournesols sont sculptés dans la peinture, que celle-ci leur donne une profondeur qui rejoint presque que le 3D. C’est vraiment magnifique.

Et puis, et puis… Il y a eu cette toile, que je connais par cœur puisque j’en ai la reproduction accrochée près de mon bureau, et qui occupe le mur en entier. Que je côtoyais tous les jours avant mon départ et que j’ai mainte fois regardée.

renoir-les-parapluiesRenoir, Les parapluies, National Gallery, 1880-1885.

J’ai certainement du passer une vingtaine de minutes à la regarder, la vraie cette fois-ci, encore plus grande et majestueuse. Les couleurs sont tellement plus vives, plus éclatantes en vrai (d’ailleurs, Googlez-là et on vous sort une multitudes de versions aux couleurs complètement différentes qui ne représentent aucunement la réalité). On voit les coups de palettes sur le chapeau de l’enfant, on s’extasie devant le dégradé parfait du rose au mauve, puis au marron sur les parapluies, on remarque que la peau est translucide et qu’il a beaucoup plus de rouge et de rose franc. Mes perceptions étaient toutes chamboulées et j’ai complètement a-do-ré. On croit reconnaitre le travail d’un artiste en remarquant sa beauté sur une reproduction, sur une diapo ou sur une image pourtant bien nette, mais en vrai, il a quelque chose d’encore plus grand qui ressort, une sorte d’intensité apportée par chaque petit détail, par chaque coup de palette, de pinceau, de touche qui est visible selon un certain angle du corps et du regard, et qui change à chaque battement des cils. C’est magique. ;-)

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Nous ressortons du musée vidées, mais trouvons tout de même la force d’aller gambader à Covent Garden, un espèce de marché couvert, fort en petites boutiques touristiques quétaines, mais à l’ambiance très sympathique. On fouine tranquillement dans les allées, je trouve quelques reproductions du travail de Banksy, artiste de rue que j’adore, mais elles sont malheureusement hors de prix.

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On se console donc sur le chemin du retour en prenant un million de photos du Big Ben illuminé dans la nuit, en se disant que nous repartons dans 6h pour Lyon (oui oui, notre vol étant à 6h15 du matin, nous sommes parties comme des fugitives en plein milieu de la nuit, pour attraper un train qui nous mènerait vers l’aéroport. Or, on a tellement eu des mauvaises aventures avec les trains qu’on est parties vraiment tôt… tôt comme 3h du matin, à l’heure où les rues de Londres étaient vraiment, complètement, totalement désertes…).

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Faits divers

- Il faut que je vous le dise, j’étais heureuse. Oui, profondément euphorique. Il nous a coûté 1,20 £, un rien contrairement à ce que je paye pour m’en procurer à Lyon et du pas très bon en plus. Ça commençait à faire longtemps et j’étais sur le point de faire une sérieuse crise, en manque que j’étais. Oui oui. On a trouvé un magnifique, sublime, merveilleux pot de beurre d’arachide… au chocolat blanc! OUI! Au chocolat blanc! Du beurre d’arachide! Au chocolat blanc! Mais quelle invention prodigieuse! Je sautais partout, tellement c’était un beau et très sincère moment de bonheur. J’examine présentement la très sérieuse possibilité d’en faire commander d’Angleterre jusqu’en France, puisque de toute manière, les petits pots que je trouve ici me coutent une fortune et semblent provenir de… Stockholm! Non mais, les Français devraient sérieusement apprendre à faire simple des fois! ;-)

- Les filles, vous m’avez toutes remerciée en m’envoyant des fleurs, et maintenant que j’ai été officiellement nommée la déesse des nanas tendances, je prends mon rôle très au sérieux. J’ai donc joué les paparazzis lors de mon séjour à Londres, une des capitales de la mode en Europe et juste pour vous, je vous livre en exclusivité une photo de la nana-pas-du-tout-tendance-qui-essaie-de-l’être croisée quelque part à Trafalgar square. Mesdames, bien qu’elle porte tout ce que j’ai mentionné précédemment (les shorts, les bottes, les collants, le sac en bandoulière en cuir, le portable à la main, le manteau en cuir):

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- Au moment où nous avions tous désespéré, j’ai finalement eu un cours donné mardi (sur les trois prévus), après un mois de grève! M. de Vergnette, mon professeur de Beaux-arts, semblait lui aussi dépassé par les événements, nous avouant avec un sourire excité au creux des lèvres et ses cheveux ébouriffés comme un gamin que c’était la première fois de sa vie qu’il faisait la grève…! Ce professeur est beaucoup trop charmant et j’aime décidemment ses cours enflammés qui me permettent de revoir mes connaissances en Histoire de l’art et de pousser avec excitation du coin du coude Élise lorsque nous étudions un tableau que j’ai déjà eu la chance de voir en vrai (ce qui arrive de plus en plus souvent désormais!)

- Jockkmokk la Fougère est de plus en plus entre la vie et la mort. De sa touffue chevelure, il ne reste plus que trois branches qui semblent relativement colorées et heureuses, le restant n’étant plus que tas de feuillage tout rabougri. Si quelqu’un possède une quelconque licence de réanimation fougeresque, qu’il se manifeste!

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Je sais… Je sais…

Bisous! Et laissez un petit commentaire si vous passez par ici, 4 sur 30 c’est bien peu! ;)

Un mois plus tard. Là-bas. Ici. Ailleurs.

2009 février 13
par ly

Lyon. Dans mon lit, dans la chaleur de ma grosse couette achetée chez Ikea.

L’auteur vous prévient que cet article sera larmoyant, très introspectif et assez lyrique. Z’êtes prévenus! :-) Et puis laissez donc un commentaire si vous passez faire un tour par ici, ça fait plaisir de voir que y’a toujours des gens qui nous lisent…!

Voilà maintenant un mois, jour pour jour, que j’ai amorcé mon périple en France. J’ai pris conscience de ce fait hier soir, à la sortie du métro de Guillotière, alors que je marchais vers chez moi, de retour d’une soirée passée chez Julie, maintenant déménagée dans un petit appartement dans le Vieux Lyon, certainement mon quartier préféré. C’était une belle soirée de printemps, la nuit était un peu froide et la pluie qui tombait doucement se miroitait dans la lumière des lampadaires, donnant l’impression que des pépites d’or tombaient sur la ville. C’était magnifique. Les rues étaient désertes, les lumières de Fourvière au loin, sur le point de s’éteindre. Je marchais d’un pas vif, les mains enfoncées dans le fond de mes poches, pour éviter le mordant du vent. – Fin du cliché.-

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Et puis c’est là que le déclic s’est fait. Mon Ipod s’est mis à jouer cette même chanson que j’écoute depuis l’âge de 14 ans, cette chanson que j’ai tant fait jouer, à divers moments importants de ma vie, et qui est depuis rattachée à un paquet de souvenirs. Véritablement, j’ai été frappée. Heureuse de constater qu’un mois plus tard, j’étais profondément en paix avec moi-même, en symbiose avec l’univers autour de moi, portant un regard attendri sur chaque petit détail, même sur les aspects les plus louches du coin, me disant que ces trucs vont me manquer à mon départ, ouais, même le troc de trucs louches au fin fond des ruelles de Guillotière à 3h du mat… C’est dire!

*****

La fin de semaine dernière a été plutôt tranquille. Une grève généralisée sévit sur Lyon depuis mon arrivée, faisant en sorte que la presque totalité de mes cours ont encore été annulés et que je profite ainsi une fois de plus d’une semaine de vacances forcées. Je dis bien forcée, puisque je commence toutefois à m’inquiéter des conséquences de cette grève qui paralyse la totalité du système universitaire en France et qui me réduit à deux cours sur six de maintenus…

Pour ceux que ça intéresse, voici les infos. Pour les autres, faite rouler la souris!

Donc les professeurs ont entamés des mesures de grève illimité depuis le 2 février dernier pour protester contre la mise en place de la nouvelle réforme de la ministre Valérie Pécresse, dont l’objectif serait de mieux contrôler le travail des enseignants-chercheurs qui se verraient attribuer davantage d’heures d’enseignement si leur rythme de publication de travaux scientifiques n’était pas suffisant, puisqu’effectivement, tout professeur français se doit de faire de la recherche en plus d’enseigner un certain nombre d’heures par semaine. Fait exceptionnel, c’est la première fois depuis près de cinquante ans que la fac de Moulin III, fac reconnue comme étant fortement de droite, participe à une grève universitaire. C’est dire l’ampleur du mouvement. Et puis ce n’est pas près de se calmer, surtout après le discours de notre ami Sarko-ko en janvier dernier sur le rendement des chercheurs qui a créé un branle-bas de combat dans la communauté d’enseignants-chercheurs. Autre source de grogne, la réforme vise également les étudiants, qui verraient leur formation universitaire complètement chamboulée. Comme j’ai tenté de le faire comprendre à maintes reprises sur d’autres articles, le système d’éducation française est nettement différent du système québécois. Après le bac (lycée, soit le secondaire pour nous), les jeunes de 17 ans rentrent directement à la fac ou dans les grandes écoles. Une fois rentrée à la fac, au terme de ces trois années de licence (notre bac à nous, soit ce que je fais ici), ils passent un an à se préparer pour passer des concours (pour le CAPES, soit le Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire), puis ensuite ils font leur master, en deux ans, dont une année de stage rémunérée. Ensuite, hop, l’étudiant entre sur le marché du travail où généralement, il obtient un poste assez permanent (ce n’est pas la galère des années de suppléance comme nous). La réforme que tente d’établir la ministre Pécresse abolirait une année de  cette formation, faisant en sorte que l’étudiant n’aurait que deux ans pour se préparer aux concours, faire son master et effectuer son stage, maintenant non rémunéré. Ajoutons à ça de graves coupures de postes dans les université et vous avez le topo. Pour mieux connaître la situation, c’est ici, ici, et ici pour de courts articles qui résument bien la tendance.

Vous comprendrez donc que je n’ai absolument aucune envie de devoir reprendre un semestre à Québec, d’autant plus que puisque les technologies ne semblent pas s’être totalement rendues en France, il est bien sur impossible d’avoir de l’information quant à l’élaboration d’une entente quelconque ou de savoir à l’avance si le cours est bel et bien annulé. Je continue donc de me lever chaque matin, en route pour la fac, un ptit lunch dans mon sac et mes stylos tous prêts, tous beaux (ouais, je suis rendue comme une gamine à son premier jour d’école tellement je suis désespérée d’être au stade larvaire…) pour finalement rentrer bredouille chez moi. Du coup, toute élaboration d’un voyage pour profiter de ces « vacances » devient impossible, au cas où un professeur déciderait de donner cours. Ouais, moi aussi je trouve ça plutôt chiant…

Je ne suis quand même pas tant à plaindre, puisque la semaine prochaine en étant officiellement une de relâche (eh oui! dire que j’ai eu 5 ou 6 cours jusqu’à maintenant… !), Élise et moi avons décidé de partir prendre l’air du Nord et de s’envoler pour l’Angleterre! Ouiiiiiiii! Je pars donc demain, samedi, pour ne revenir que jeudi prochain. Ce petit saut au pays des scones et du thé nous mènera vers Chester, Liverpool, Oxford et Londres. À nous la campagne anglaise! * J’ai vraiment tenté de faire renter dans mes bagages mon ombrelle et ma robe à corset à la Keira Knightley, mais sans succès… Dommage, ça aurait fait de sacré belles photos.*

*****

Malheureusement, la pluie semble s’être installée et les nuages typiques de Lyon sont de retour, rendant la ville plutôt grise, froide et définitivement peu accueillante pour les promenades à pied. Ne nous apitoyant pas sur notre sort, Élise, Sébastien (un Québécois rencontré sur facebook. Ahhh facebook!), Alex (ami Suédois de Sébastien) et moi sommes allés visiter le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation. En effet, Lyon a joué un rôle clé dans la résistance française de la seconde guerre mondiale, étant même proclamée « capitale de la Résistance » par le général de Gaule. La visite de Centre était donc tout à fait incontournable et, ayant déjà fait un travail sur la résistance quelque part lors de mon passage au secondaire, le sujet m’intéressait et m’était assez familier.

Par contre, en tant que jeune québécoise, les événements de 1939-1945 ne m’avaient jamais interpellés directement. Comme tout le monde, j’ai visionné des images, j’ai été émue, choquée, outrée, blessée, mais jamais entièrement, puisque je fais preuve d’une certaine dissociation historique et géographique par rapport aux faits. En effet, jamais vous vous promènerez dans Québec et trouverez des traces d’un bombardement ou vous verrez votre nom de famille apparaître régulièrement dans L‘index des Québecois déportés ou un truc de ce genre.

Néanmoins, me plonger au cœur de l’exposition m’a, cette fois-ci, plus directement touché : vivant à Lyon depuis maintenant un mois, les rues et les artères me sont familières. Se sont maintenant mes rues, mes places, mes fontaines et mes maisons. C’est maintenant un quotidien auquel je m’identifie et qui fait partie de moi. Avoir sous les yeux les images d’un Lyon envahit par les troupes allemandes, d’une place des Terreaux remplie de soldats, de mes rues ruinées par la guerre, de marcher dans l’ancien bunker de Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon (aussi nommé « le boucher de Lyon », à cause des méthodes d’interrogations particulièrement brutales qu’il employait…) a quelque chose de profondément troublant. Tout est là, tangible :  la répression, les rafles dans la ville, les témoignages des résistants, les articles de journaux, les caves dans lesquelles étaient recluses les victimes de la Gestapo, rue Berthelot, juste à côté de la fac à laquelle je me rends tous les matins… Troublant.

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Sur ces belles pensée joyeuses et optimistes, je vous assure que je vais bien et que mon moral aussi! Oui, oui! -) Je reviens quelque part la semaine prochaine avec un paquet de photos! Bisous!

Petites réflexions maladroites et décousues.

2009 février 6
par ly

Psssiit! Sachez que vous pouvez toujours visionner mes photos dans l’album photo qui se trouve à la gauche du blogue, et ce, en bien meilleure qualité que sous wordpress. J’attends toujours une réponse divine à mon problème technique pour être capable de vous transférer  des vidéos! Enfin, grâce à la magie des technologies, il est probable que j’insère de temps en temps des liens cliquables qui vous informent un peu sur la ville (merci wikiki). C’est-tu-pas merveilleux ça? :)

La fin de semaine dernière a été caractérisée par l’enchaînement de plusieurs petits bouts de bonheur sur Lyon. Cet article sera à l’image de ces enchevêtrements, un peu décousu, mais bon… Vous n’aurez qu’à sauter les paragraphes qui vous ennuient!

D’abord, Sylvie-Anne, une amie québécoise étudiant elle-aussi en lettres, est descendue directement d’Aix-en-Provence pour venir me voir la bette et  prendre une petite dose de frette, elle qui est maintenant habituée à la chaleur (notons que l’emploi du mot frette pourrait sembler exagéré à tous les lecteurs d’entre vous qui survivent actuellement sous les 10 degrés celsius…). Nous avons donc profité du beau temps qui régnait sur la ville pour aller marcher dans le quartier de la Croix-Rousse, un coin de Lyon que je n’avais pas encore eu l’occasion d’explorer jusqu’à maintenant. Bien que je compte pousser l’exploration plus loin dès que le soleil réapparaitra (nous nous sommes arrêtées à l’entrée du quartier), je mets quand même quelques photos ci-dessous, question d’égayer l’article. :- )

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Je ne sais pas pourquoi (voilà le genre de mythe sur lequel il faudrait se pencher une bonne fois pour toutes), mais c’est toujours lorsqu’on ne cherche rien en particulier qu’on tombe sur du merveilleux et vice versa. Notre épopée dans la Croix-Rousse aura donné raison à l’adage, puisqu’en cherchant la Montée de la grande côte (qu’évidemment, nous n’avons jamais trouvé), nous sommes tombées par enchantement sur une petite terrasse, qui ma foi, constitue l’endroit qui offre la meilleure vue sur la ville que j’ai pu observer jusqu’à maintenant. Évidemment, du haut de Fourvière, on voit bien l’ensemble de la ville, mais tout semble si petit, si lointain, qu’on s’en détache facilement et qu’aucune émotion ne parvient à nous atteindre. Alors qu’à Place de Rouville, on sent, on voit, on observe. On voit la Saône, bleutée qui coule juste en bas, on voit tous ces toits de tuiles rouges et bruns, les pignons des maisons, les clochers des cathédrales, et surtout, on entend la ville ronronner, ce qui, du fond de ma petite mémoire de pois chiche, est impossible à Fourvière. Peu fréquenté, c’est définitivement un endroit auquel je compte revenir lire plus tard, afin de m’enchâsser dans ce petit monde lyonnais magnifique (le nouvel en-tête du blogue est un extrait du panorama que la vue nous offre. Pas mal, hein? —– Mise à jour : À la suite des pressions venant de ma mère, j’ai rajouté ma grosse face sur l’en-tête. N’ayez crainte, je ne resterai pas longtemps là-haut à vous faire peur, je trouverai une manière de me décrocher de là sans que personne ne s’en rendre compte…)

Ouah! Oui, un vidéo! Personnes sujettes au mal de mer s’abstenir, je suis vraiment une mauvaise caméraman! :) À regarder en HQ pour un meilleur rendu!

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Encore une fois, sans le vouloir, le dédale des rues sur le chemin du retour nous a mené à la Fresque des lyonnais, fresque dont j’avais entendu parler, mais que je n’avais jamais vraiment cherché à voir… Ça ressemble beaucoup à la fresque que l’on retrouve dans le Petit Champlain, mais avec (évidemment…) des personnalités lyonnaises ayant marquées l’histoire : les frères Lumières, Saint-Exupéry, Rabelais, Louise Labbé, Maurice Scève, Guignol, etc. Et puis, un peu plus loin, il y avait ces graff sympas sur l’asphalte… Un peu de poésie dans une ville déjà trop romanesque, vraiment, le bonheur est simple :

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(Lyon a longtemps été la ville de la soie et la Croix-Rousse, le quartier des Canuts)

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« Sur les quais du Rhône, elle me fait une scène. Sur les quais de la Saône, elle devient ma reine. » – Ça traduit effectivement bien les deux côtés de la ville, je peux difficilement expliquer pourquoi…

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Et puis, un peu plus bas, une fois rendue sur les quais de la Saône, j’ai littéralement été frappée par la foudre : quelques jours auparavant, en route pour une soirée chez Giulia, une amie italienne qui habite dans le Vieux Lyon, Julie, Élise et moi-même nous étions longuement interrogées sur l’utilité de ces grosses boîtes de métal accrochés au bastingage de la Saône. Certes, elles sont très laides et gâchent le paysage, mais nous nous étions dit qu’ils devaient avoir une utilité quelconque… retenir l’eau, cacher des tuyaux, mesurer le vent, servir de petite maison aux omniprésents pigeons, peu importe!

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Et puis voilà qu’en marchant nonchalamment, comme ça, les cheveux dans le vent, le sourire aux lèvres, un air de Yann Tiersen en arrière fond sonore, je réalise que des bouquinistes ont établis leurs pénates sur les quais de la Saône et que les grosses boîtes laides servent en fait à contenir des livres! Oui, des liiiiiivres!

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Voilà qui est plus qu’intéressant! C’est merveilleux de voir à quel point la culture est une valeur omniprésente en France, malheureusement beaucoup plus que chez nous, où les Bouquinistes est un événement qui a lieu une fois l’an (et encore, l’an dernier notre cher gouvernement fédéral a bien failli leur couper l’herbe sous le pied)… Serait-il naturel de fixer aux quais du Saint-Laurent des boîtes en métal contenant la richesse des pensées de Montaigne, Flaubert, Hugo, Rousseau, Molière, etc.? Ou bien les réflexions et la poésie d’Anne Hébert, de Buies, de Jacques Ferron, de Gabrielle Roy ou de Jacques Brault? Malheureusement, non… Et pourtant, nombreuses sont les odes à la beauté du fleuve dans la littérature québécoise. Le mariage me semble tout à fait naturel, voire évident.  À ce moment précis de ma promenade, j’ai vraiment été sidérée par la différence entre l’ici et l’ailleurs. Ici, les livres sont des objets prisés, sacrés, assez aimés pour être étalés chaque matin sur les quais de la Saône, pour être sentis et touchés par des centaines de mains, avides de les lire et de les goûter. Le livre est considéré comme un objet quotidien parmi les autres, assez essentiel et populaire pour mériter sa place permanente aux abords des quais, par commodité…

Et puisque ca me semble en lien avec le paragraphe ci-dessous (je vous avais dit que je serais décousue!), voici ce que l’on peut lire sur le signet qui accompagne un livre que je me suis procurée aujourd’hui. C’est pas bête!

« À plus d’un titre, si le livre avait été inventé après l’ordinateur, il aurait constitué une avancée majeure. Ses qualités sont en effet remarquables : légèreté, disponibilité, faible coût, fonctionnement sans consommation d’énergie, qualité d’affichage optimale… »

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[Anecdote étrange que voici.

Alors que je m’apprêtais à m’acheter un livre auprès d'un bouquiniste, j’aperçu une boîte remplie de cartes postales vendues à 0.50 c la pièce. En voulant les observer de plus près, je me suis rendue compte qu'il s'agissait en fait des cartes postales un peu vieillottes, souvent abimées ou tachées, mais dont l'envers portait déjà un message et une adresse… Imaginez mon ravissement et mon malaise. J’étais à la fois émue de lire tous ces messages d’amour et ces vœux inscrits par diverses écritures maladroites, certaines tremblotantes, d’autres espacées et brèves, mais j'avais également  cette impression dérangeante d'être en train de franchir les barrières d’une intimité qui n’était pas la mienne. Pourtant, c'était un voyeurisme qui n'avait rien de bien perturbant, puisque sur la plupart de ces cartes postales oubliées, on pouvait y lire des pensées qui n'étaient pas très étrangères aux miennes : un message sur la beauté époustouflante de la ville, un rappel concernant la date de retour, un résumé du voyage en avion, une pensée empreinte d'affection pour les parents et proches laissés derrière, etc. D'ailleurs, il y avait cette carte postale qui m'a marquée, où une jeune femme (c'est du moins l'impression que j'en ai eu), écrivait que bien qu'elle s'ennuyait de ses proches, qu'elle avait hâte de les revoir, et qu'elle trouvait Lyon magnifique, elle n'arrivait plus à établir  une définition de son chez-soi, de sa véritable maison. Comme si une partie d'elle-même était restée en suspens dans le transit de l'aéroport, entre chez elle, et chez elle. Ça m’a bien fait sourire.]

img_1288(Je SAIS!!! Non mais, quelle coincidence tout de même! Ahhhh! Malheureusement, les sushis sont extrêmement chers dans les resto et ce n’est pas un plat qui est autant disponible (et populaire) qu’à Québec. Dommage…)

Nous avons également profité de la fin de semaine pour aller faire un tour au Musée des Beaux-Arts de Lyon­, musée dont l’entrée est gratuite pour les étudiants (rapport à la culture différent disions-nous!). Comme je l’ai dit précédemment, j’ai toujours adoré les arts visuels et je mets toujours les pieds dans un musée avec bonheur. L’exposition que nous avons visité, Repartir à zéro, comme si la peinture n’avait jamais existée, était en fait une réflexion sur l’art abstrait de l’après-deuxième guerre, exposition qui m’a touché les trippes, autant par son caractère émotionnel (une série de toiles créées à partir de la peinture fabriquée dans les usines des camps de concentration a quelque chose de très troublant…), que par le fait que j’y ai vu, de mes yeux vu, du Rothko, du Pollock, du Kline, du Dekooning, du Newman, du Riopelle (oui, oui!) et du de Staël. Tous ces grands noms observés, admirés, décryptés et analysés étaient maintenant devant moi. J’avais déjà éprouvé ce tel sentiment lors de mon précédent voyage (où j’avais fait une overdose de musée et de peintures, justement), lorsqu’en tournant le coin d’une salle, il est normal de rentrer en face à face avec un Botticelli ou un Michel Ange…

Encore une fois, j’ai été abasourdie par le rapport différent qu’entretiennent les Français avec la culture : le nombre d’enfants présents au musée était particulièrement impressionnant, enfants souvent en très bas âge, intéressés et fascinés par l’œuvre d’un Pollock (je rappelle que nous étions au musée des Beaux-Arts, et non pas au musée de l’Histoire naturelle ou au musée de la Civilisation…!). En France, donc, les enfants sont incités à entrer en contact avec toute forme de culture, même la plus marginalisée (les Beaux-arts étant, vous serez d’accord, une forme d’art assez mal aimée comparativement au cinéma, à la musique, à la danse ou au théâtre) et ce, dès leur plus jeune âge (eh oui, il y avait même une mère qui tenait son bébé – âgé de quelques mois à peine- dans ses bras en lui chuchotant à l’oreille le noms des artistes…!)

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Et puis, en boni, quelques faits divers encore plus disparates :

- Le premier ministre, ce cher M. Filion, était de passage à la préfecture hier après-midi. Pour ceux et celles d’entre vous qui ne vouent pas un culte de lecture quotidien à mon blogue, je leur signale que je suis la presque voisine de la dite préfecture (un poste de police, quoi). Voyez le portrait : incapable de sortir de chez moi ou de rentrer à la maison sans me taper un détour, mon appartement étant bien entendu dans le périmètre de sécurité, j’ai galéré par mal, surtout que je n’avais aucune preuve de résidence sur moi, étant une pauvre semi-touriste sans défense. Les gendarmes ont néanmoins égayé ma journée par leur petit chapeau pointu (comme celui chez Ashton!) un peu ridicule une fois agencé avec le masque à gaz qui trainait à leur ceinture…

- C’est la grève à Lyon. Les transports en commun font la grève. Les infirmiers font la grève. Les profs font la grève. Ce branle-bas de combat m’amène à vous annoncer que je suis réduite pour cette semaine à 4 h de cours par semaine, répartis sur deux jours… C’est dur la vie. Ah oui, et j’ai déjà une semaine de relâche qui arrive prochainement.. Hin hin hin! :)  —-Mise à jour : Mon professeur de vendredi aussi est en grève! Ce qui me donne littéralement une semaine de congé! Notez aussi que je n’ai pas de travaux ou de lectures véritables à faire…. ;-)

- Et pour ceux que ça intéresse, j’ai finalement lâché le cours de littérature québécoise, qui s’avérait être mal foutu et pas à peu près! Je l’ai remplacé par un cours de Culture au XIXe siècle, soit un cours qui porte sur les rapports entre peinture et littérature au XIXe. Ça a l’air sympa et pour l’instant, c’est le cours qui me semble le plus prometteur en terme d’apprentissage (nous étudions pour l’instant la conception du Sublime).

- Prendre le tramway est un événement captivant de ma journée. Non seulement c’est silencieux et ca glisse sur les rails sans nids de poule, mais en plus, on peut y lire sur des écrans de télévision la température du jour, le niveau de pollution de l’air dans la ville (hier, c’était au stade très très mauvais, voire toxique. Rassurant!), mais aussi, et tenez-vous bien, notre horoscope! Ouhhh! Fou, non? Alors désormais, sur demande, vous pourrez me demander de vous dire votre horoscope, que je retiendrai  chaque matin pour vous!*  Je-suis-tu-pas fine? Je sais, je sais…

- J’avais déjà fait la joie et l’allégresse des nanas tendances lors d’un précédent billet. J’en remet en vous annonçant officiellement que j’ai enfin trouvé une photo du dit sac à main en nylon de style Yves Rocher en question et que ce truc vaut plus de 70 euros… Pour celles qui ont du budget dans la vie, peut-être reconnaitrez-vous la marque Longchamp. Voilà. Tout le monde, mais je dis bien, TOUT LE MONDE possède ce putain de sac (pas très beau) à 70 euros (pour le modèle de base… Messieurs, c’est comme une voiture: il est possible de le pimper en lui rajoutant tout plein de fonctions autant inutiles les unes que les autres,  comme faire graver/broder/imprimer ses initiales sur le rabat en cuir, par exemple…) Alors mesdames, voilà définitivement le hit mode de la saison prochaine!

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Bisous!

(*) Seulement si vous êtes sagittaire. Non mais, j’ai d’autres trucs à faire que ça! ;-)

Ballade dans le vieux lyon et faits divers

2009 janvier 31
par ly

Puisque j’ai trop écrit au dernier article, je transporte désormais mon exubérance dans la photographie et je vous laisse crouler sous une panoplies d’images qui, je l’espère, vous donneront une envie folle de venir me visiter! ;-)

P.S. Encore une fois, désolée pour la piètre qualité des photos sous wordpress. Je les mettrai (de même que d’autres, j’en ai pris une centaine…) sur Flickr durant la fin de semaine.

P.S.S. Je sais, c’est pas mal beau par chez nous! :)

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Quelques nouvelles, en vrac :

- Élise a involontairement fait le baptême de l’air de Jokkmokk la fougère, en l’envoyant valser quelque part sur le plancher, alors que nous préparions des sublimes pâtes au fromage bleu. Je vous tiendrai au courant de la compétence de mon pouce (le vert) et du rétablissement fougeresque de jokkmokk d’heures en heures. Je sais à quel point on s’attache vite à ces petites bêtes là.

- Les trottinettes ont la cote à Lyon. Jusqu’à maintenant je n’avais vu que des enfants employer ce mode de transport, j’ai vu hier matin plusieurs personnes -d’un certain âge- trottiner gaiement sur le pont Wilson, le sourire au lèvre, une mallette à la main. C’est évidemment, une alternative écologique respectable. Je met au défi mon père de vendre son gros jeep pollueur au profit de la dite trottinette et de monter les côtes du Vieux-Québec tous les matins (remerciez-moi pour les images mentales merveilleuses qui vous viennent en tête).

- J’ai enfin succombé à mes premiers macarons, achetés lors de ma longue promenade dans le Vieux Lyon. En tournant le coin d’une ruelle, je suis tombée face à face avec un bar à chocolats. Oui, un bar à chocolats! N’est-ce pas là une invention merveilleuse? Moi aussi, il me semble. J’ai donc gouté pour vous, les macarons au caramel, au cassis, au citron et à la violette, tous exquis, il en va de soi!

- J’ai également tenté lors de ma longue promenade, de produire quelques vidéos pour le lecteur de mon blogue, qui m’envoie quotidiennement des messages désespérés me demandant de vous faire voir la vie lyonnaise sur pellicule. Malheureusement, il semble que je n’aille pas du tout l’âme d’une vidéaste et en plus, je n’arrive pas à les transférer sur wordpress ou même sur youtube qui ne les reconnait pas… Ils sont en quicktime et je n’arrive pas à les changer en wmp. Une solution peut-être sami? :)

Début des cours, début du chiâlage. ;-)

2009 janvier 28
par ly

Que je suis naïve!

Dire que je me croyais débarrassée à tout jamais des dédales merdiques de l’administration française. Et bien non, mes amis. Ce n’était que le début d’une longue, très longue séance d’arrachage de cheveux intensive.

À ceux donc, qui se demandaient comment vont mes cours à Lyon, ­– et qui ont beaucoup de temps libre devant eux pour la lecture de ce qui suit – cet article est pour vous! Je l’ai même ponctué de jolies images de la ville prise en me rendant aux Quais pour rendre la lecture moins ardue! Pour les autres, descendez directement en bas et lisez les dernières lignes. Vous vous sentirez moins coupables (Tsssit. Lâches!) Et puis j’ai mis à la fin une (autre) vidéo tout à fait incroyable qui se doit d’être vue.

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Commençons par le début.

La semaine dernière avait lieu quelques rencontres pour les nouveaux étudiants. Ces dites « rencontres d’information » avaient pour but de nous renseigner sur l’organisation de la fac et sur le processus à suivre pour faire notre choix de cours. Déjà, j’avais rencontré la responsable des étudiants internationaux qui m’avait prévenue en me faisant un clin d’œil que les étudiants québécois sont souvent exaspérés par le système universitaire français et qu’il me faudra bien souvent user de patience. D’accord, m’étais-je dis, je suis ici pour la ville, non pas nécessairement pour sa fac. Alors la réunion d’information, dirigée par nulle autre que la recteur de la faculté des lettres, me semblait une belle opportunité d’éclaircir quelques points.

C’était, manifestement, trop espérer…

D’abord, la recteur s’avance sur l’estrade d’un pas plus qu’hésitant et nous distribue un document dans lequel ne sont consignés que les titres des cours donnés pour une majeure donnée, à un semestre donné, sans aucun descriptif. Oui, d’accord, il se donne un cours de littérature du XIXe siècle, mais le XIXe madame, c’est assez riche d’un point de vue littéraire… Romantisme? Réalisme? Naturalisme? Symbolisme?  J’apprendrai par la suite que pour une partie des cours, le descriptif est disponible si tu fais une recherche sur le contenu du site internet de l’Université. Oui, une recherche dans le site. C’est dire à quel point leur site web est clair. Et cette technique ne marche que pour la moitié des cours… Une fois le document remis, la recteur (je précise, qu’il s’agit de la recteur, et non pas d’une secrétaire quelconque) met pratiquement fin à la rencontre et demande s’il y a des questions.

Étudiante étrangère—-Mais madame, les horaires des cours, où sont-ils?

Recteur (l’intonation de l’accent français peut être imaginée et accentuée dans votre tête pour un plus grand réalisme)—Ah là pour ça, c’est un peu compliqué. Voyons donc. Alors il faut voir sur les babillards dans les couloirs. Les horaires des CM sont affichés depuis hier. Voilà. (Air exaspéré) D’autres questions?

(Ici, je me dois de faire une parenthèse. D’abord, le système français sépare les cours en deux types, soit les CM (cours magistraux) et les TD (travaux dirigés), qui bien souvent, ne sont pas donnés par le même professeur. Les TD sont des cours en groupes plus restreints, dont la participation et la présence est obligatoire pour passer le cours (ici, la note de passage est de 10/20, une excellente note (un A) étant évalué à 12/20…), au contraire des CM. Par exemple, je peux avoir un cours de CM sur Rimbaud le mardi et quand même devoir aller à mon TD le vendredi, même si en théorie, le cours est le même… Et puis, la galère, ce ne sont pas tous les cours qui sont séparés en CM et en TD, certains ne sont que des CM, mais ça, ne me demandez pas comment on fait pour le savoir, je ne suis même pas sûre d’être en mesure de trouver la réponse…)

Étudiant grec qui ne comprend rien (moi non plus d’ailleurs)—Et les horaires des TD? Où sont-ils?

Recteur—Alors là, les horaires des TD, ils ne sont pas encore prêts. Enfin, ils ne seront affichés que dans deux semaines, quelques jours avant le début des TD. Je crois… (Bafouillant) Je ne sais pas trop en fait à qui vous devez remettre votre choix de cours par la suite, je crois que c’est seulement en février. Mais c’est compliqué. Et je ne peux pas vous répondre. Il faudrait s’informer… Mais là… Oui, enfin. Il faudrait s’informer.

Petite voix dans ma tête—D’accord. Nous sommes à une réunion d’information. Tu as devant toi la responsable suprême de la faculté. Reste calme. Elle doit quand même être un minimum compétente.

Moi, commençant à être exaspérée—Mais madame, les cours commencent demain. Comment voulez-vous que nous constituons notre horaire si nous ne connaissons pas les horaires de nos cours de TD qui commencent dans deux semaines?

Recteur—Ah ça oui. Bonne question. Je ne sais pas, en fait. Ou peut-être. Si, en fait, je crois que ça devrait être correct. Oui han, ça devrait aller. Autrement, il faut s’informer au secrétariat des lettres. Mais hum, attention, il est fermé l’après-midi et sur l’heure du dîner. Voilà. D’autres questions?

Étudiant—Mais madame, les horaires des cours, sur les babillards, où sont-ils exactement?

Recteur—Ah oui. Ils sont sur le babillard de la faculté des lettres! (Devant nos airs perdus) Bah oui, le babillard de la faculté des lettres! Dans le bloc XXX, près de la salle XXX, quelque part dans l’aile XXX. Mais oui, il faut dire que ça aussi c’est assez compliqué, il est vrai. Alors, pour les cours donnés à la Manu, donc les cours de première et deuxième année, il faut voir ici. Pour les cours de troisième année et de Master, il faut se rendre sur les Quais. Mais là, comme ce n’est pas relié à la Manu, je ne peux pas vous donner des renseignements, on est indépendants l’un de l’autre, bien que ça reste Lyon III. Oui, c’est un peu compliqué, je dois le dire. Alors ça reste la même Université, seulement, puisque les campus sont différents, nous ne sommes pas reliés ensemble. Je peux donc pas vous répondre. (Dansant un pied sur l’autre en se tortillant) Informez-vous… à quelqu’un qui pourrait vous répondre? Oui.

C’était trop. Vraiment. Voyant que je perdais mon temps à cette réunion d’information (je précise encore une fois l’ironie de la chose), j’ai quitté la salle, comme la moitié des étudiants l’avaient fait avant moi, alors que la recteur continue à bafouiller devant l’évidente désorganisation totale du système et la fureur des étudiants qui commençait à se manifester.

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Ci-dessous, la tour dite Le crayon, prénommée ainsi par sa forme… C’est le seul building de la ville, ce qui détonne d’ailleurs beaucoup avec l’architecture européenne autour. L’avantage du crayon, c’est qu’il est visible de partout et est un excellent point de repère.

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Au bout du compte, grâce aux bons conseils d’Élise et de Julie, j’ai réussi tant bien que mal à comprendre la procédure.

Après le lycée (l’équivalent de l’école secondaire), les étudiants français arrivent directement à la fac (l’Université), pour y faire leur licence, qui elle est divisée en six semestres. Après la licence, suit naturellement le master (semestres sept à dix) et puis le doctorat. La licence permettra d’étudier une concentration (la majeure) et d’avoir quelques autres cours dans une mineure. En tant qu’étudiante en échange, qui ne fait pas officiellement partie du programme erasmus, j’apprends entre les branches que j’ai toute la liberté de voguer entre les semestres et de décider si je fais des cours de première, deuxième ou troisième année, sans non plus être obligée de rester dans une majeure ou mineure précise. D’un point de vue officiel, pour obtenir mes équivalences à Laval à mon retour, je dois avoir complété 24 ects (soit 12 crédits de cours) en France, point. Là où les choses se compliquent, c’est qu’à la différence qu’au Québec, les cours ne valent pas tous 6 ects (3 crédits) et donc il est possible d’accumuler une panoplie de cours différents à 2,3, 5 ou même 8 ects et de se monter un emploi du temps tout à fait horrible, si les cours de faible ects se voient trop nombreux. Heureusement, j’arrive, en pigeant ça et là dans d’autres matières qui ne seraient habituellement pas données dans mon bac au Québec (un cours de beaux-art ou d’histoire, par exemple, serait impossible à obtenir dans un bac en littérature, même si pourtant ce sont des disciplines très connexes) à me tricoter un horaire assez satisfaisant. Sur les conseils d’Élise, je choisis également que des cours de troisième année, afin d’avoir des cours d’un niveau de difficulté convenable (je rappelle que le Cégep n’existant pas en France, j’ai une bonne avance en terme de connaissances sur les étudiants français, et même en étant en troisième année).

Mais tout de même, rappelons les faits, juste pour que vous puissiez vous mettre à louer le système québécois à la fin de mon article;

- Pour savoir l’heure et la salle de classe dans laquelle se donne le cours, il faut se rendre sur les deux campus différents, trouver le babillard sur lequel une feuille de papier est épinglée et puis prendre en note à la main l’horaire des cours. Nul besoin de préciser que le babillard se situe derrière une série de portes, lointain, sombre et assez difficile d’accès pour un étudiant sans défense. Évidemment, puisque les cours sont séparés à deux facs différentes, il faut se rendre à chacune des facs pour trouver à chaque fois le babillard perdu et prendre en note les horaires des cours. Et ne croyez pas que l’horaire est disponible sur Internet, ils ont déjà du mal à nous fournir deux salles informatiques sur le campus. Alors Internet, c’est pas trop leur tasse de thé.

- Alors pendant près d’un mois, c’est un peu n’importe quoi, puisqu’on a jusqu’à la mi-février pour remettre son choix de cours officiellement, sur une feuille de papier, le choix de cours inscrit à la main. Et puis, juste pour rendre les choses encore plus belles, je ne crois pas avoir précisé que nous sommes 10 000 étudiants étrangers à Lyon… Vous serez d’accord avec moi pour dire sur 10 000 petits bouts de papier qu’on rentre manuellement à l’ordinateur, j’ai de bonnes chances que mon choix de cours se perde quelque part dans le néant et que je ne soit jamais sur les listes d’appel. C’est d’ailleurs généralement ce qui arrive… Génial, non?

- Pour tous les cours, une seule évaluation est faite en fin de session, comptant pour le semestre en entier. L’étudiant (moi) se tapera donc ce qu’on appelle un partiel, un examen final de quatre heures qui vaudra pour 100% de sa note. S’il le chope, c’est foutu. Génial, hein? Ah et évidemment, on ne connait pas du tout la date de la fin de la session, et encore moins celle des examens. Ça serait être beaucoup trop organisé. De toute manière, ici, un plan de cours, ça n’existe pas et le professeur vogue entre ses notes de cours, modifiant bien souvent le contenu de son cours par rapport à la description originale sans aucun problème.

- Ajoutons à cela des cours qui se terminent et commencent à la même heure, ne me laissant aucun répit pour faire un tour aux toilettes ou me trouver un café; je cours comme Rocky d’une salle à l’autre en espérant ne pas être en retard, bien qu’il semble que ça ne soit pas trop grave.

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Voilà pour l’inscription. Si vous suivez bien (et que je n’écris pas trop mal), vous aurez deviné que j’ai commencé les cours hier, avec excitation. J’avais hâte de voir ce à quoi ressemblerait les cours, les professeurs, la dynamique des étudiants, les œuvres à l’étude, l’approche abordée, etc.

Hier avait lieu mon cours de littérature du XIXe siècle portant sur l’œuvre complète de Rimbaud. Le cours ne durant qu’une heure, je n’ai pas vraiment pu me faire une impression et son exposé n’a porté que sur des notions déjà connues pour ma part ou sur des considérations biographiques et historiques. Malheureusement, j’ai souvent lu ou appris que la France reste trop souvent, dans son approche littéraire, collée sur la vie ou la biographie de l’auteur, sans vraiment sonder le texte et émettre une réflexion théorique sur l’œuvre elle-même, et cela semble se confirmer un peu avec le cours de Rimbaud, et plus encore avec mon cours d’aujourd’hui intitulé théorie littéraire.

Le prochain paragraphe s’adressera davantage aux littéraires parmi vous. Aux autres, ne croyez pas que la littérature est d’un ennui mortel ;-)

Oui, oui, Élise, Julie et moi avons pris un cours de théorie littéraire, nous disant que nous pourrions peut-être étudier Genette ou Barthes ou le structuralisme. Eh non. Surprise, le professeur demande en début de cours aux étudiants ce qu’ils entendent par théorie littéraire et ils sont nombreux à croire que c’est la même chose que de l’histoire littéraire, ce qu’ils semblent faire tout au long de leur bac… Nous sommes donc les trois seules à comprendre la conception de la théorie et malheureusement pour nous, M. Bonnet expliquera par la suite que son cours ne portera aucunement sur une méthode critique précise, puisque nous serions que les seules à être intéressées et à suivre avec excitation, peut-être tout au plus parlera-t-il de la théorie de la réception. C’est dommage, et il avait l’air vraiment désolé en nous apprenant la chose. Malgré tout, le cours a l’air très intéressant et nous traiterons de la littérature contempo, de comment distinguer la bonne littérature de la… mauvaise, dite littérature consommation (ahahhah, clin d’œil, clin d’œil). Je risque d’en reparler avec fougue, n’étant pas totalement d’accord avec cette pensée un peu, beaucoup snobinarde selon moi. Voilà, ce que nous disait Ahmed sur la Critique traditionnelle et la Nouvelle critique est donc encore percevable aujourd’hui, bien que la querelle ait eu lieu il y a une quarantaine d’années…

Autrement, j’ai eu un cours de littérature québécoise (eh oui, en France!) auquel j’avais très hâte d’assister pour voir un peu de quelle manière ma littérature à moi était perçue ailleurs. Malheureusement, bien que le professeur soit extrêmement sympathique, le cours se montre d’un ennui mortel, puisque nous étudierons le joual dans l’œuvre de Michel Tremblay… Remarquant rapidement que je suis québécoise, il passera le plus clair de son temps à faire son exposé en me regardant avec un grand sourire, comme s’il cherchait mon approbation. Et pourtant… Sa lecture de Tremblay avec son accent français est désastreuse et les autres étudiants erasmus me regardent avec des yeux suppliants, ne comprenant absolument rien du texte. Le pauvre professeur en rajoute en les induisant en erreur (« se fendre le cul en quatre » étant pour lui tomber et se faire mal…) et en établissant une histoire du Québec tout à fait pêle-mêle, mêlant Acadiens et Québécois, passant de l’histoire du Bas-Canada à la loi 101, du coq à l’âne… Bref, malgré l’aspect comique de la lecture du joual, le cours ne m’apprendra rien et je risque de passer les semaines qui suivent à regarder par la fenêtre ou à servir de porte-parole officiel et d’assistante de cours, ce qui ne m’emballe pas particulièrement.

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Mes deux autres cours sont passionnants, un cours sur le rire au XIXe siècle en littérature, donné par un professeur qui s’avère tout à fait exceptionnel (un M. Pinson qui a des airs à la docteur Shepard dans Grey’s anatomy!), et un cours d’histoire de l’art.

Un mot sur ce cours, ma foi, mémorable! Cela faisait plus que deux ans que je n’avais pas eu de cours d’histoire de l’art et j’étais bien excitée à l’idée de pouvoir en prendre un, moi qui avait beaucoup hésité entre histoire de l’art et littérature à mon entrée à l’Université. Le professeur, le charmant M. de Vergnette, vaut à lui-même le déplacement : petit aux cheveux en l’air ébouriffés, air bohème de l’artiste ayant pris trop de café, il arrive en retard au cours, s’emmêle constamment dans ses notes, mélange ses diapositives, gesticule avec passion, se lève pour prendre une craie, se rassoit, se relève encore, comme un petit lutin hyperactif. Il parle constamment, très rapidement, les idées s’entremêlant dans sa tête, nous parlant de tel artiste avant d’en mentionner un autre, le sourire dans la voix (il me fait penser à John Leguizamo dans Moulin Rouge, voyez le genre! :) Bref, il est tout à fait charmant et ses cours constituent un excellent rappel des notions déjà acquises, quoique mes notions d’histoire de l’art apprises dans mes cours au Cégep et lors de mon voyage en Italie sont lointaines, et malgré l’empressement du professeur, le cours me plait puisqu’il effectuera une pause bénéfique à travers tout cet amas de textes littéraires…

Voilà pour les cours! La fac des Quais, où se donnent tous mes cours, est magnifique, surtout le soir, en sortant de mon dernier cours, lorsque la cour intérieure est plongée dans le rose du coucher du soleil… (Je n’ai pas encore de photo à l’appui, mais je vous laisse sur un video en stop-motion époustouflant en guise de dessert). Bisous!

Considérations hautement superficielles, mais non pas moins amusantes (lecteurs avertis seulement!)

2009 janvier 26
par ly

Alors les filles, il faut que je vous dise.

Ça sert à rien d’acheter un tas de magazines pour savoir les prochaines tendances pour le printemps 2009, je les ai déjà toutes notées, comme ça, dans le creux de ma main, mine de rien. Et puis je vous les livre sur un plateau d’argent, sans rien demander en retour. C’est pas beau ça? Vous ne pourrez pas dire que je ne suis pas fine!

Voilà ce que vous devez faire pour être com-plè-te-ment tendance ce printemps :

- D’abord, prenez un grand sac de poubelle et jetez tout ce qui possède un tant soit peu de couleur dans votre garde-robe. Les nanas tendances ne portent que du noir. Si si. Bon, si vous vous sentez d’humeur frivole, vous pouvez peut-être oser pour le brun ou le marine, mais vraiment, ce n’est qu’en cas de déprime totale.

- N’hésitez pas à porter vos bottes en suède ou en cuir en tout temps, même lorsque vous rentrez chez quelqu’un. Les nanas tendances se foutent de faire du ménage par la suite, l’important c’est le look mesdemoiselles.

- Profitez de l’accalmie des magasins pour faire une provision de shorts d’été que vous porterez tout de suite avec les dites bottes et une paire de collant semi-opaque en dessous. Les nanas tendances n’ont pas peur du froid et ont évidemment des cuisses d’enfer*.

- Occupez toujours vos mains, votre vie en paraîtra plus trépidante. N’hésitez pas à envoyer des textos sur votre portable en marchant d’un pas décidé, en faisant toutefois garde de ne pas foncer dans panneau. Les nanas tendances n’abordent jamais d’œil au beurre noir.

- Allez faire un tour du côté des placards de votre mère et ressortez les vieilles vestes de laine très amples et longue, en crochet. Vous pouvez la porter avec le couple short/collants mentionné plus haut. La veste sans manche en fourrure blanche ou grise est également très très en vogue.

- Envoyez au diable les conseils de votre médecin et noircissez le plus souvent possible vos poumons de la fumée de cigarette. Les nanas tendances roulent eux-mêmes leurs clopes et la tiennent négligemment la main retroussée vers le haut, comme Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffanys. Si, pareil.

- Enfin, faites tenir dans le creux ainsi formé de votre avant-bras un sac à main en vinyle noir au rabat brun et au bouton pression doré. Les nanas tendances abordent TOUTES ce sac (qui ressemble d’ailleurs étrangement à celui donné par les revues féminines comme cadeau d’abonnement…).

*Évidemment, nul besoin de préciser que tout cet attirail se doit d’être noir. À Lyon, la vie est un salon funéraire vivant, pour paraphraser un professeur de la fac…

Voilà. Je sais, je suis géniale, nul besoin de me remercier. Bah si, peut-être, mais j’accepte seulement les paiements en euros…


- Bon, évidemment, j’en beurre épais, mais je me suis bien amusée, tout de même…! ;-)

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En boni

Un court-métrage filmé à Lyon que j’ai découvert en fin de semaine grâce à ami cinéphile roumain. Le long escalator de la station Vieux Lyon, les banquettes, le son de fermeture des portes, la voix des stations, l’homme qui prend la parole (pour demander de l’argent, habituellement), tout est pareil. :) Très, très sympa.


Pause café (et quelques photos)

2009 janvier 22
par ly

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Lu ce matin sur mon sac en papier de chez Banette, mon boulanger

(où j’achète le magnifique pain de mie que vous voyez ci-haut)


Petit histoire du croissant

L’origine du croissant remonte au siège de Vienne par les Turcs en 1683. Une nuit, les boulangers de la ville qui étaient dans leur fournil entendirent le bruit de sape des Turcs, et ils donnèrent l’alarme, repoussant l’assaut.

Pour récompenser les boulangers, le souverain leur accorde le privilège de fabriquer une pâtisserie qui immortalisera l’événement. C’est ainsi que naît cette viennoiserie, inspirée du croissant ottoman.

En 1770, la reine Marie-Antoinette introduit sa fabrication à Paris. À l’origine, en pâte à pain améliorée, ce n’est qu’à partir de 1920 que les boulangers parisiens ont créé le croissant feuilleté au beurre que nous connaissons actuellement.

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L’idée que le matin, les enfants français lisent ce sac chiffonné, qui possède encore la bonne odeur du pain sorti du four et raconte des faits historiques, au lieu de s’évertuer à tracer des lignes sur une boîte de céréales et en lire les ingrédients chimiques me plait particulièrement…

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- morceaux de sucre trouvés au bar à tartines chez L’épicerie. Julie et moi nous sommes extasiées à chaque message comme des gamines devant un trésor, ou plutôt, comme des littéraires devant du romantisme poétique ;-)

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MISE À JOUR— Première fin de semaine lyonnaise

2009 janvier 21
par ly

Voilà! Voilà! (À noter que cette expression est abondamment utilisée ici, et à toutes les sauces : Voilà, j’arrive. Voilà, hop. Non, mais, voilà! …)

Je suis toujours à Lyon! Je suis toujours en amour et ma vie est maintenant follement trépidante! ;-)

Blague à part, je sais que je vous ai délaissé et donc je reprends les rennes de mon journal. Depuis mon dernier article, la ville s’est peu à peu découverte et je m’oriente de mieux en mieux; je connais maintenant les principales artères et places de renom, je m’amuse à imiter la voix dans le métro qui annonce les stations, j’arrive presque à faire mon épicerie dans un délai raisonnable, je connais la durée d’une marche entre la fac et mon appart et l’emplacement des différents tabacs (dépanneurs) sur mon chemin et surtout, surtout, je suis devenue une inconditionnelle de la baguette et du bon gros pain de mie du boulanger au coin de ma rue et j’arrive à me retenir à deux mains devant les vitrines des pâtisserie (et elles sont plus que nombreuses, croyez-moi!).

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Macarons, le bonheur suprême

Non mais, ne sont-ils pas magnifiques?

J’attends le moment propice pour me lancer et en acheter quelques-uns. Bientôt… :)

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img_0924Quotidienne? Non, faut pas charrier quand même… :)

C’est bien de sentir que les repères commencent à se solidifier, que je connais ce qui m’attend où bout de telle rue ou à la sortie de telle bouche de métro. D’ailleurs, hier, j’ai réécouté pour probablement la millième fois l’Auberge espagnole (pour ceux qui ne l’ont jamais malheureusement visionnés, courez au vidéo le plus près de chez vous; ce que vit le personnage de Xavier est typique des étudiants en échange… Et oui, je sais, c’est la deuxième fois que je mentionne ce film ici… Que voulez-vous, j’adore!), et il y a ce segment, qui m’a particulièrement parlé, que je recopie ici pour le plaisir :

« Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective, des suites de bâtiments, vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura habité cette ville. On aura marché dans ces rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ces bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura pris dix, vingt, mille fois.

‘‘ Saxe Gambetta, Garibaldi, Perrache, Vénissieux, Place Guichard. ’’

Au bout d’un moment, tout ça vous appartiendra puisqu’on y a vécu. C’est ce qui allait m’arriver, et je ne le savais pas encore. ‘’ Saxe-Gambetta’’. Ce truc qui sonnait vaguement flou s’ajoutait à cette longue liste de noms, autrement bizarres, qu’on traine quelque part dans un coin du cerveau. ‘‘Saxe-Gambette’’ s’est tranquillement glissé à côté de ‘‘ Cordeliers, Grange-Blanche, Part-Dieu, Servient, Bellecour ’’, tout ce qui est devenu normal et familier. »

En fin de semaine, profitant du beau temps et du soleil qui dorait les rues de Lyon (j’ai vu des gens faire de la plongée dans le Rhône et je me promène en souliers, nu tête, c’est dire la température!), je suis allée en compagnie de Julie et d’Élise explorer du côté de la presqu’île. Lyon est une ville divisée en arrondissements, séparés par les grandes artères ou bien par les deux affluents qui sont situés en plein cœur de la ville, soit le Rhône et la Saône. Pour les moins perspicaces d’entre vous, mon appartement est situé à deux minutes et 20 secondes (top chrono) du bord du Rhône, ce qui, évidemment, le rend absolument parfait. Entre les deux, se situe une espèce de très grosse île, d’où son appellation de presqu’île (quelle logique!), qui fait office de Centre-ville. C’est là que l’on retrouve les boutiques branchées qui ont pignon sur rue, un nombre innombrables de pâtisseries, et bien sur, les typiques bouchons lyonnais, ces restaurants-bistrots-authentiques qui servent des plats régionaux. S’y trouvent aussi l’hôtel de ville de Lyon et puis Place Bellecour, avec sa grande roue qui fait rêver petits et grands (grands étant ma propre personne, hehe..).

Place Bellecour

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Et puis quelques photos prises sur le vif de la presqu’île. Pour en avoir beaucoup, beaucoup d’autres, voir l’album de photos ci-contre.

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Marché de fleurs

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Place des Jacobins

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Ici, le derrière de l’Hôtel de ville et des lyonnais, tous de noir vêtus…

Sur la presqu’île se situe également l’Opéra de Lyon, où sont donnés de grands spectacles, concerts, ballets, opéras, etc. Les yeux grands comme une petite fille, j’apprends que le ballet Giselle, grande figure du ballet classique romantique, y sera dansé au mois de mars par la compagnie Mats Ek, et qu’il s’agit d’une relecture moderne et expressionniste de la chorégraphie! Les yeux complètement hors de leur orbite, je tombe des nues en apprenant le prix des billets : pour la modique somme de 25 euros, j’acquiers un billet pour Giselle, de même qu’un billet pour aller voir un vrai de vrai Opéra, Mort à Venise! C’est la joie! Dire qu’à Québec, aller voir Casse-noisette coute la peau des fesses alors qu’ici, c’est un fait normal d’aller voir un opéra italien et un ballet classique pour une quarantaine de dollars. Définitivement, le rapport à la culture est totalement différent. On continue à marcher sur la presqu’île, particulièrement bondée en ce samedi soir, puisque sont commencés les Soldes, ces événements des boutiques qui se produisent qu’une ou deux fois par années, au contraire de chez nous. Les rabais sont semblables à ceux du boxing day, mais pour les étudiantes détentrices du dollar canadien que nous sommes, les prix demeurent somme toutes assez élevés.

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Au passage, une photo qui me semblait appropriée, en lien avec mon récent achat de billets et les soldes… :)

Et puis samedi soir dernier, une fête demi-erasmus, demi-française avait lieu chez Umit, un allemand d’origine turc qui habite dans le coin de Perrache, un quartier un peu trash et lugubre à la tombée de la nuit. D’ailleurs, avoir fait un petit tour dans ce coin de la ville m’a remis un peu les pieds sur terre quant à la magnificence de Lyon : n’importe quelle ville possède ses recoins qu’il vaut mieux éviter de fréquenter et Perrache à la tombée de la nuit en semble un de choix, tout comme celui de Guillotière, où se situe malheureusement l’arrêt de métro le plus proche de mon appartement.

Au milieu de la soirée, au moment de la traditionnelle bise de bienvenue (ici, les gens se font tous la bise lorsqu’ils se rencontrent, qu’ils se connaissent ou pas, qu’ils s’aiment ou se détestent, c’est la norme. C’est une pratique un peu déstabilisante au début pour l’américaine que je suis, habituée au confort de son espace, de sa « bulle » comme on dit si souvent chez nous. J’ai donc embrassé une bonne dizaine d’inconnus, sans leur parler par la suite. C’est effectivement, un geste qui me semble assez hypocrite et faussement sympathique), je rencontre un autre québécois, Alexandre, étudiant en philosophie à l’Université Laval lui aussi, qui termine tout juste son semestre à Lyon. Il repart le lendemain pour Québec et, plein de sympathie pour ma cause de nouvelle québécoise en terre française, me propose d’emblée de me donner son portable (téléphone cellulaire), puisque son abonnement ne lui sera d’aucune utilité hors France.

Remerciant une bonne centaine de fois le ciel de cette divine providence, je me rends le lendemain jusqu’à sa résidence pour prendre possession officiellement du portable, en notant en chemin que c’est à cette même résidence que j’avais été, à l’origine, assignée. C’est une résidence gérée par le Crous (une organisation qui s’occupe d’assigner des logements aux étudiants pour un prix moindre), donc un peu moins cher que mon appartement, mais je me rends très rapidement compte qu’y être restée assignée m’aurait fait pleuré de désespoir : pour 380 euros par mois, on vit dans un quartier encore plus trash que celui de Perrache, entre deux conteneurs à déchets et un viaduc en construction. Le genre de quartier qui, à la sortie du métro, vous fait l’étrange impression d’être revenu vivre à Limoilou plutôt qu’en Europe. À l’intérieur, je découvre avec horreur qu’une seule cuisine avec trois ou quatre plaques de cuisson est disponible pour ce qui me semble la résidence en entier (une centaine de personnes) et l’eau tombe joyeusement des tuyaux en formant de flaques boueuses sur le sol des couloirs… Le cauchemar se poursuit lorsqu’Alexandre me montre ce qui fait office de salle de bain : des douches qui ressemblent étrangement à des toilettes chimiques, un seul lavabo minuscule et trois toilettes… turques. Deuh. Cette visite imprévue me permet de mieux avaler la facture salée de mon appartement qui me parait comme un hôtel de luxe à côté de cette résidence affaire crasseuse…

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La preuve irréfutable que mon appartement est situé dans un quartier huppé-branché-babacool-design-top classe :

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Non, vous ne rêvez pas. Ce truc vaut bien près de 11 000 euros. Fou, hein?

Depuis mon arrivée, pas une journée ne passe sans que je me plante devant la vitrine et m’interroge sur la pertinence d’acheter ce truc à ses enfants… Et puis ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, puisque je compte pas moins qu’une vingtaine de boutiques de décoration en deux minutes, alors imaginez le prix d’une vraie bibliothèque ou d’une chaise en plastique moulée ” artistiquement ”.

Le lendemain midi, malgré un lendemain de veille encore bien présent dans nos estomacs respectifs, une bonne partie de notre joyeuse troupe se retrouve Place Bellecour, sur la presqu’île, pour partir en quête d’un bouchon ouvert le dimanche. En effet, ayant appris qu’Alexandre quittait le lendemain sans jamais avoir mis les pieds dans un bouchon pour y manger de l’andouillette, plat typiquement lyonnais, nous avons proposé à l’improviste d’y aller le lendemain matin. Surprise de l’engouement et de la participation de tout le monde malgré une nuit plus que courte, nous sommes une dizaine à nous présenter à porte de ce bouchon, La traboulerie pour déjeuner (diner). C’est pour ma part ma première expérience culinaire depuis mon arrivée dans la ville, Lyon étant la ville de France la plus réputée pour sa gastronomie (oh que oui mon ami!). Décidant de jouer le jeu, j’opte en entrée pour la salade lyonnaise, puis pour les quenelles de brochet sauce aux écrevisses en plat principal, deux spécialités lyonnaises, me disant que mon cœur ne survivrait pas à l’épreuve que constituent les andouillettes (qui sont ni plus ni moins que les intestins ou le tube digestif du porc…), surtout le matin. La salade était particulièrement gouteuse et les croutons savoureux, et à peine sortie du lit, j’avoue avoir eu du mal à terminer mon assiette de quenelles de brochet, surtout que l’odeur des andouillettes et des écrevisses me montaient rapidement à la tête (toute la journée d’ailleurs, j’ai eu l’impression qu’une écrevisse géante me suivait tellement l’odeur était présente sur moi. Ce fut donc une expérience pour le moins… mémorable) et je n’ai nullement regretté d’avoir négligé les dites andouillettes, moi qui déjà, ne voue pas un culte très profond à la viande rouge, même si l’appellation viande est douteuse dans ce cas-ci. M’enfin, passons…

C’est donc avec bonheur qu’en soirée, Julie, Élise, Mala et moi nous sommes dirigés vers la basilique Fourvière, cette même que vous avez surement pu voir un millier de fois sur mes photos, pour écouter le requiem de Mozart, présenté dans la crypte de la basilique. J’avoue ne pas être très férue en musique classique, mais l’idée d’aller écouter cette œuvre particulièrement touchante (elle demeure la dernière œuvre inachevée composée par Mozart) dans les profondeurs d’une basilique avait quelque chose de mystifiant et de particulièrement touchant. De plus, pour accéder à la basilique, l’on doit emprunter un funiculaire qui gravit la colline et qui offre un panorama tout à fait exceptionnel sur la ville illuminée. Le requiem était magnifique et mon oreille peu aiguisée s’est gentiment laissée bercée par le chœur et les voix plus qu’impressionnantes des quatre solistes, chargées d’émotion. Je suis par la suite sagement rentrée chez moi, apaisée par la mélodie de Mozart qui voguait dans mes oreilles en sourdine et l’air frais de Fourvière qui s’élevait au-dessus de ma tête.

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Quelques p’tites vites.

2009 janvier 16
par ly

Quelques photos en vitesse… (Vous pourrez pas dire que je donne pas de nouvelles!) J’en rajouterai demain, je risque d’en prendre davantage du centre-ville. Ci-dessous, c’est en allant vers les Quais ce matin.

img_0767Ici, l’hôpital général dans toute sa splendeur, avec à l’arrière, la cathédrale fourvière et, à droite complètement, une fausse (mais pas moins jolie) tour Eiffel. C’est la vue que j’ai toutes les fois que je tourne le coin de ma rue pour aller à la fac des Quais ou pour aller prendre le pont pour le centre-ville… :)

img_0769 En allant vers la fac, encore. Rien d’exceptionnel, seulement c’est un bâtiment qui me sert de repère, alors automatiquement, je l’aime bien!

img_0761De l’autre côté du Rhône. Le bateau de marchandise en bas, c’est en fait un bar assez sympathique et couru, le Sirius, bar-bateau accosté sur le Rhône…

img_0775Hehehehe. Eh oui! :) Ça nous a bien fait sourire!

* Ah oui! Et j’aimerais bien avoir vos noms/usernames Skype, histoire que je puisse vous appeler lorsque je me connecte! :)

Décoration chez soi 101 (article entièrement commandité par Ikea)

2009 janvier 15
par ly

Hier matin, décidée à compléter mes dossiers administratifs, j’ai été faire un tour du côté de la fac (l’université) de la Manu (À Lyon, l’Université est divisée en plusieurs campus qui se séparent les domaines et les années. J’étudie officiellement avec Lyon III, dont le campus principal pour les premières et deuxièmes années est appelé la Manufacture, donc Manu pour ses intimes, mais je vais également avoir des cours de troisième aux Quais, donc un autre campus, situé près du Rhône). Et cette première visite a été tout simplement surréaliste… Imagine la cour intérieure de toute belle fac européenne de film à gros budget, avec en plus des groupes d’étudiants tous habillés en noir, à la dernière mode européenne, attitude fashion et beauté époustouflante incluse, et ça vous donne le portrait… Ici, tout le monde, mais je dis bien, tout le monde, est beau et chic, une pub de Zara vivante ou la couverture du Vogue mouvante, c’est hallucinant. C’est étrange, mais c’est quand même la première chose qui m’a frappé, c’est ça, cet esthétisme parfait, l’architecture, les gens, la température (malgré la pluie, il n’y a pas de neige, l’air est doux comme au printemps et je marche nu tête et nu mains sans problème. Quoique je porte souvent mon béret-bonnet, je trouve la chose comique!)… Étrangement, cette perfection ne m’avait pas tant marquée lors de mon précédent séjour à Paris, il y a quelques années de cela. Peut-être parce que j’avais alors visité des lieux plus touristiques et que maintenant je me promène dans la « vraie vie » européenne, là où les touristes sont peu nombreux, le coin plus typique de la ville étant de l’autre côté du Rhône et de la Saône, le vieux Lyon.

Cette marche dans la ville m’a permis de comprendre que mon appartement (studio, chambre, logement, peu importe) est vraiment mieux situé que le croyais. Je suis environ à une vingtaine de minutes de la fac de la Manu, en combinant marche rapide et métro, puis à 5 ou 10 minutes des Quais, à pied, puisque le paysage pour s’y rendre est tout simplement magnifique… Juste en tournant le coin de ma rue, on a une vue tout à fait géniale grâce à un square qui dégage la vue sur le rhône : on y voit nettement les petites maisons multicolores qui s’entassent les unes contre les autres, le Rhône, magnifique, bleu-vert avec ses multiples ponts ornés et travaillés, et au-dessus, la cathédrale de Fourvière qui domine la colline (une pause Google images ici s’impose), avec la nuit, une petite tour Eiffel et une grande roue, toutes deux illuminées…

*soupir d’adoration*

Mon quartier est celui des boutiques de décoration (on dirait que tout concorde depuis que je suis arrivée ici à me dire quelque chose…!), alors je bave d’envie à chaque fois que je sors de chez moi, mais ça en fait un quartier assez sécuritaire, puisque personne ne traîne dans les rues, n’y voyant aucun intérêt et que la préfecture (poste) de police est quelques pas plus loin (d’ailleurs la bâtisse vaut une photo… j’en prends note). Seul bémol, on est voisin de la caserne de pompiers (ils disent sapeurs!) et donc j’entends la grosse sirène plusieurs fois par jour et elle n’est pas discrète, oh ça non.

Et puis, tel que promis, les photos de l’appart version Décore ta vie, mais sans le budget habituel de l’émission, on s’entend. C’est pas très différent, seulement plus propre (que dis-je, beaucoup plus propre : exit les coulisses de bouffe collées-gluantes, les poils frisés dont je ne veux pas savoir la provenance autour du bain et les petites boulettes jaunes de moisissure collées autour du rond de poêle et sur la cuvette – à ceux qui lisaient cet article en mangeant, je suis profondément désolée…) Bref, ça look plutôt bien!

Le coin dodo avant…

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Après!

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La magnifique double fenêtre convertie en banquette de lecture

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La vue de la fenêtre tous les matins

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La cuisine avant

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La cuisine après

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img_0689-11(Ici la fougère nommée mokkjokk, adoptée chez Ikea pour la modique somme de 1 euro!)

Le coin penderie, entrée et vue de semi-ensemble

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(ouin, les clémentines étaient en spécial…)

La salle de bain avant…

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La salle de bain après (y’a pas plus de déco, c’est pas vraiment la pièce principale et je la chauffe même pas alors…)

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Le  bureau avant…

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Le bureau après

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Voilà! C’est très peu, souvent bricolé avec les moyens du bord, mais ça me ressemble et c’est pas mal plus chaleureux!

Sinon je continue d’explorer et de découvrir… :)

Québec-Montréal-Amsterdam-Lyon

2009 janvier 14
par ly

Voilà! J’y suis, en bonne et due forme, avec tous mes morceaux, sans gros traumatisme et même plutôt apaisée; je sens en quelque sorte que je suis exactement au moment et à l’endroit où je dois être et ça fait du bien de s’en rendre compte.

Le vol a relativement bien été, bien qu’il ait été très long et assez pénible par moment. En effet, une fois à bord de mon vol vers Amsterdam, où je devais faire escale pour me rendre ensuite sur Lyon, on a changé mes voisins de siège après le décollage pour une jeune mère italienne et son enfant âgé de tout au plus deux ans. Sur le coup, je me suis dit que le pire qu’il pourrait arriver serait peut-être une crise de larme et un petit vomi au passage, mais non, j’étais loin de me douter que j’avais juste à côté de moi le spécimen par excellent de l’enfant roi-hyperactif-doté-d’une-capacité-vocale-assez-impressionnante-merci.

Et merde.

J’ai déjà un affreux mal de tête et je me prépare déjà mentalement à passer la nuit debout en transit à Amsterdam (puisqu’il sera alors 1h30 du mat dans ma tête). Évidemment, je n’arrive pas à dormir (ni les gens autour de moi, à toute évidence) et les ”Basta Justin!” fusent autour de moi au même rythme que les claques sur la gueule du petit (qui réplique lui aussi sur la main de la mère…). C’est la fête, le Justin en question pleure et crie et gazouille et bave et crie et gueule et crie encore pendant près du trois quart du vol. J’essaie d’être patiente et conciliante, mais j’ai quand même envie, rendue à un certain stade (celui où je porte les bouchons sur les oreilles et un masque sur les yeux), de me mettre en boule et de pleurer. Je suis loin de chez moi, je perds patience et j’ai profondément envie de dormir.  Puis la situation se corse lorsqu’un homme plus âgé devant nous, exacerbé, se retourne et puis engueule la mère comme du poisson pourri, l’accusant de tous les mots et ne lésinant pas sur les insultes (pour que je saisisse la presque totalité de la conversation du monologue lancé dans un anglais très british, il y en avait, mes amis!). C’est alors ensuite un peu n’importe quoi, les autres passagers s’en mêlent, les répliques fusent en anglais, en espagnol, en allemand et en français un peu partout autour de nous et mon mal de tête s’intensifie, alors que Justin en rajoute en y allant d’un hurlement particulièrement aïgu. Les hôtesses de l’air tentent de calmer tout le monde et la blondinette de mon allée m’amène un thé, compatissante…

Résultat, je n’ai pas réussi à dormir, eh non. Mais j’ai quand même ramassé tout mon petit change de patience et vers l’atterrissage, pleine de reconnaissance, la mère (qui s’est avérée avoir mon âge…) m’a longuement remercié avant qu’on discute un peu de sa situation. Vivant six mois à Montréal, et six autres en Italie, elle m’a expliqué la situation économique du pays en Italie (pas d’aide sociale, pas d’aide pour les mère monoparentales) et de la difficulté d’arriver à joindre les deux bouts pour tout italien qui ne travaille pas dans une entreprise privée.

Ensuite, Amsterdam. J’arrive aisément à trouver mon autre vol à Shipol (prononcez Kipoldd’z si vous voulez faire à la néerlandaise), malgré la grandeur et immensité de l’aréoport. Mais ils sont habitués à recevoir beaucoup de transits et ça parait, c’est super bien organisé.

Ironie du sort ou coup de dés du destin, mais une fois installée dans mon vol pour Lyon, je me rends compte que je suis seule dans ma rangée…! C’est donc sur le bord du hublot, avec café et croissant que je prends le petit-déj (ben quoi, je volais avec Air France cette fois-ci!) et je vous fais grâce d’une photo, parce que j’en ai envie.

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Après avoir récupéré mes valises, c”est avec bonheur (et soulagement!) que j’aperçois Élise et Julie (deux amies qui étudient avec moi à Québec et qui sont ici depuis septembre) qui m’attendent et je saute dans leurs bras, exténuée mais tout aussi excitée. Nous prenons la navette pour se rendre plus près de la ville et puis marchons une vingtaine de minutes jusqu’à la fac, où je dois récupérer quelques papiers aux Relations Internationales (R.i) et m’assurer que j’existe auprès d’eux. Puis, hop, vers la résidence où je fais fasse à mes premières déceptions: le logement est beaucoup plus cher que ce qui était affiché sur internet et ne propose pas toutes les options également annoncées. Par contre, il est grand et situé dans un quartier absolument magnifique et après expérimentation, est seulement à 20 minutes de la fac la plus loin (à pied+métro) ou même 7 minutes, si je prends un bus aux bonnes heures. J’ai internet, une douche (de type téléphone), une toilette et une cuisinette, alors tout va. Surtout, j’ai une immense fenêtre avec rebord, que j’ai emménagée en banquette de lecture (les photos suivront bientôt, promis!).

Julie et Élise restent pour qu’on cuisine ensemble (chose qu’on fera souvent par la suite, ça coute moins cher et c’est plus convivial. Ça permet aussi de séparer les coûts d’électricité.) Puis après dodo… bien mérité!

Voilà, je vis et je découvre, je m’oriente tranquillement. Je vous redonne des nouvelles bientôt! :)

Mise à jour:

À l’heure où je recopie ce billet, j’ai déjà quelques jours de passés à Lyon. D’autres nouvelles suivront plus ou moins rapidement, dès que le décalage horaire m’aura laissé un peu de répit! Entre temps, je vous invite à me laisser des nouvelles de vous en cliquant sur les commentaires, juste en haut (pour les unilingues, appuyez sur ”add a comment” `;-) L’album photo suivra aussi bientôt!

Le commencement

2009 janvier 13
par ly

Voilà!

J’y suis. Enfin!

Après des mois de préparation, des jours d’angoisses, de rêves, d’attente, j’y suis…

Après les innombrables visites au bureau international, les formulaires de la RAMQ, ceux de l’Université Laval, ceux là aussi de l’Université de Lyon et ceux des demandes de bourses à remplir, après des heures de pingpong téléphonique pénibles entre les compagnies d’assurance, après des heures de calculs de prêts et d’autres dizaine de lecture et d’information, après les allers-retours pour la prise d’une vingtaine de photos d’identités à 6$ l’unité, après les envois administratifs en France par la poste express, après la très complexe demande de visa et toute sa paperasse,après les formulaires d’aide financière, la rédaction des procurations et les interminables inscriptions en ligne pour moults organisations, après les demandes et changements de logement, les rendez-vous décalés, puis repris avec la direction du département des lettres, après le magasinage du billet d’avion et plus de 10$ de photocopies de documents menant à la création de 4 chemises intitulées Profil international pleines à craquer, j’y suis.

Tout ce bazar est maintenant derrière moi. La lenteur de la bureaucratie française et le stress des échéances, finito bambino!

Je vous redonne des nouvelles bientôt, dès que j’arrive à dormir un peu! :)

En boni :

Passage délicieux du film culte L’auberge espagnole (m’enfin, film culte pour tout étudiant qui rêve d’aller étudier ailleurs), qui résume assez bien le bordel administratif à travers lequel on doit passer. Remplacez le terme DEA par l’équivalent du Bacc et vous avez le topo!

(Psssit! Pour simplifier les choses, je suis devenue moi aussi, étudiante erasmus, l’appelation données aux étudiants étrangers en échange, bien que le terme erasmus ne s’applique qu’aux européens. Mais bon, pas de chichi, personne ne comprend de toute façon c’est quoi le profil international et on aime pas les chichis, hein? :)